Selon la propagande mythologique de la civilisation, celle-ci serait une société d’abondance et de richesse tandis que les sociétés tribales seraient des sociétés de pénuries où la vie est un combat constant pour la survie.
Bien sûr, il s’agit plus que d’un mensonge mais carrément d’une inversion de la réalité. L’homme domestique doit passer entre 8 et 12 heures par jours (parfois plus) à travailler pour obtenir les gages qui lui permettront de pourvoir à ses besoins. Pour le civilisé, la nourriture est un bien qu’il doit acheter, et donc qu’il ne peut obtenir sans avoir travaillé comme esclave à gages. Pour cette raison, le maitre d’esclaves a le beau jeu. Plus les positions d’esclave sont rares, plus l’humain domestique est docile car il sait pertinemment que si on ne le prend pas il sombrera dans l’indigence. Il sera pointé du doigt comme étant un paresseux et un bon à rien.
Dépendant totalement du système dont il est l’esclave pour ses besoins les plus fondamentaux, le civilisé est extrêmement vulnérable. Il n’a besoin que d’un incident climatique mineur pour se trouver dans une situation alimentaire critique et éventuellement sombrer dans la famine. Car l’agriculture est une machine très fragile basée sur une poignée d’espèces exotiques plus ou moins adaptées aux conditions locales. Ainsi l’homme civilisé est dressé dans un monde de rareté. Tout est rare, la nourriture qu’il faut produire à grand renfort de travail interminable, la terre propriété privée de quelques uns, l’eau dont on restreint l’accès par la propriété privée, etc.
Cette rareté artificielle est administrée dans l’actuelle civilisation par un mécanisme d’une complexité sans nom appelé « Le Marché ». Ce système consiste à attribuer une valeur fictive et arbitraire aux choses (et aux gens: marché du travail) par le biais d’une unité de mesure imaginaire, la monnaie.
Cette éducation dans la rareté et la précarité est probablement à l’origine de sa cupidité légendaire. De sa propension à l’accumulation sans fin d’objets et de monnaie au-delà de toute raison ou sens commun. Cet environnement malsain explique aussi sa détresse psychologique et son comportement irrationnel.
De l’autre côté, l’Humain sauvage vie dans un monde d’abondance, il sait avec certitude qu’il trouvera toujours plus de nourriture qu’il ne lui en faut. Tout ce qu’il a à faire est de cueillir au bon moment les diverses richesses offerte par notre mère la Terre. Tout ce qu’il a à faire est de chasser un animal de temps en temps. Il ne passera guère plus de trois heures par jours en moyenne à «travailler» pour couvrir les besoins de sa famille et faire des réserves pour l’hiver. Quiconque connaissant les plantes sait que pour crever de faim, il faut soit faire exprès où être un civilisé. Parce que la nourriture est abondante pour un animal polyvalent et omnivore comme l’humain sauvage. Pour que celui-ci souffre de la faim, il faut un désastre écosystémique majeur. Ce que le civilisé à tendance à provoquer a-t-on besoin de le rappeler…
L’humain sauvage, par son mode de vie, enrichit sont habitat en favorisant la propagation des plantes dont il se nourrit, favorisant ainsi sa propre survie. Il honore le contrat de réciprocité qui l’unit avec les plantes. Elle lui offre ses fruits, en contrepartie il disperse les semences de la plante.
Que fait l’humain domestique ? Lui, il détruit la vie, il prend sans redonner. Il est totalement inadapté à son environnement et condamné de ce fait à mourir, à s’éteindre. On ne le regrettera pas.
Il me semble avoir déjà lu ce texte avant, ;¬)
Je suis content de l’avoir relu ce soir. Un court texte qui en dit long. Éclairant.
Merci à vous, Hag et Mouton Sauvage.
Merci à toi Misko!