Qu’est-ce que l’Anarchisme-Vert ?

Comme son nom l’indique, l’anarchisme-vert est un mouvement à la fois écologiste et libertaire.

Cela peut surprendre. Les écologistes ne se prétendent généralement pas anarchistes. Et réciproquement !

Pour nous, ces idées vont ensemble de manière naturelle. Le vert et le noir, l’écologie et l’anarchisme, sont complémentaires.

Dans toute société humaine, les relations entre les hommes sont le reflet des relations entre l’homme et la nature. Ecologie et organisation sociale : les deux sont liées.

Les sociétés proches de la nature sont anti-autoritaires et autogestionnaires, comme le montrent de nombreux exemples (cf Pierre Clastres, « La société contre l’état »).

Le respect de la vie et la liberté sont une seule et même chose. L’un ne va pas sans l’autre.

Une vision neuve du monde.

L’anarchisme-vert est une « confrérie » où l’on rencontre des personnes d’horizons variés : des pratiquants de l’écologie profonde aux militants de l’anarcho-primitivisme, en passant par des éco-warriors sur le sentier de la guerre…

Certains sont pour l’action violente, d’autres sont des pacifistes inflexibles… Certains sont solitaires, d’autres vivent en tribus… Certains pratiquent le réensauvagement en Amazonie, d’autres parcourent le monde pour faire découvrir ces idées…

Des idées vieilles comme le monde, des idées qui ont presque l’âge de la terre… mais qui sont restées intactes, prêtes à éclore pour nos générations.

Une vision neuve du monde, comme à son premier lever de soleil.

Face à la civilisation.

Ecologique et libertaire, l’anarchisme-vert se caractérise par une critique radicale de la civilisation.

Les divers courants de l’anarchisme-vert ont chacun leur mise en pratique, mais ils ont en commun cette remise en cause de la civilisation.

L’anarchisme-vert considère que la civilisation, depuis son apparition, conduit à un suicide collectif.

Un suicide pour la planète comme pour les êtres humains qui y vivent.

En faisant un tel constat, l’anarchisme-vert brise d’emblée un premier tabou : il n’y a pas « des » civilisations, mais « une » civilisation, à savoir la civilisation - qui possède un caractère universel.

La civilisation a porté des noms différents à travers l’histoire, mais elle a toujours le même visage, les mêmes traits communs :

- urbanisation (cités, villes),

- privatisation des ressources naturelles et du surplus de production,

- structure étatique,

- division du travail et hiérarchisation sociale,

agriculture intensive, élevage,

- échanges commerciaux et monnaie,

- connaissances scientifiques (savoir rationnel, maîtrise de la nature),

- culte du progrès, d’un avenir meilleur.

Tel est le visage universel de la civilisation à travers l’histoire.

A la base de cet édifice, se trouve un principe immuable, fondamental : l’exploitation de l’être humain et de la nature.

Un double principe parfaitement complémentaire, dont certains peuples ont été les ardents propagateurs, les imposant aux autres par la soumission ou la mort.

Naissance de l’homme civilisé.

La civilisation a vu le jour il y a environ 10 000 ans, avec les débuts de la sédentarisation humaine.  Un événement lié directement à l’apparition de l’élevage et de l’agriculture.

A la civilisation et son sédentarisme grégaire s’oppose donc ce qu’elle a fait disparaître : l’organisation de la société en tribus indépendantes, vivant de la chasse et de la cueillette.

A l’Homme Civilisé s’oppose donc le Chasseur-Cueilleur, plus communément appelé le Sauvage ou le Primitif.

Au fil des siècles, la civilisation s’est développée par des guerres de conquêtes, impitoyables pour les peuples non-civilisés.

Que ce soit au nom de la religion ou du « libre-commerce », la violence des civilisés est sans limite.

Le règne de la civilisation s’étend aujourd’hui sur toute la planète. Les derniers espaces qui lui résistent encore seront bientôt conquis.

Une course vers l’abîme

Avec les moyens technologiques modernes, l’exploitation de l’être humain et de la nature ne connait plus de limites.

Obéissant à son principe immuable qui la pousse toujours en avant, la civilisation est incapable de ralentir, et encore moins de faire machine arrière, dans sa course vers l’abîme.

Il n’y a donc rien à attendre d’elle. La civilisation ne peut être « réformée » ni « révolutionnée ».

Sa seule alternative est sa disparition.

C’est le constat que fait l’anarchisme-vert, qui appelle à une remise en cause radicale de la civilisation, jusque dans ses fondements.

Une idée choquante.

Cette remise en cause passe par celle des deux moyens d’exploitation de l’être humain et de la nature : la technologie et l’agriculture.

Une telle idée ne peut que paraître choquante ou absurde à l’homme civilisé : n’avons-nous pas la certitude de nous être libérés de la faim en cultivant la terre ?…  Et d’avoir su utiliser les forces de la nature à notre avantage, par notre ingéniosité technologique ?

La réalité est toute autre. Dès son avènement, l’agriculture a eu pour effet la famine, par sa pratique intensive qui engendre l’épuisement des sols.

De même, la technologie n’est pas neutre. Elle obéit au principe fondateur de la civilisation : l’exploitation de l’être humain et de la nature.

Il en résulte inévitablement la prolifération d’un monde artificiel, d’où l’être humain et la nature sont éradiqués.

De telles remises en cause, qui mettent à bas 10 000 ans de l’histoire humaine, demandent évidemment à être explicitées et argumentées avec précision.

Ceci fait l’objet du texte intitulé « Un autre monde » (à paraître)

Au fond de chacun de nous.

Pour l’homme civilisé qui accepte pendant un bref instant de laisser parler sa conscience, tout cela n’est pas véritablement surprenant.

Tout cela, chacun de nous « le sait pertinemment au fond de lui ».

Mais la civilisation reprend vite le dessus et nous pousse à regarder notre montre, à presser le pas pour rentrer dans le rang.

Pourtant le « sauvage »,  le « primitif » est encore vivant en nous, nous en avons gardé la mémoire. Nous avons encore en nous sa sagesse, son savoir, son courage.

Ce « sauvage en nous » refuse de participer à ce suicide collectif, où l’entraîne la « machine infernale » de la civilisation.

Ce « sauvage en nous », attend de plus en plus impatiemment le jour où il retournera à l’air libre, dans les premiers rayons de l’aube…

Pour vivre dans une société humaine, respectueuse de la terre qui nous a donné vie.

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Goeland60 du forum Vert et Noir ;-)
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45 Responses to Qu’est-ce que l’Anarchisme-Vert ?

  1. misko says:

    Excellent ce texte goeland60. Je le ferai circuler.

  2. Nicollas says:

    Salut;

    je trouve que ce texte souffre d’un défaut que je trouve assez présent dans celui des éco-anarchistes : il ne se présente que sous un aspect négatif.

    Je ne sais pas ce qu’un « non initié » retiendra (ça serait peut etre sympa de faire le test ?), mais j’ai l’impression que ce sera juste « ah ben voila une bande d’aigris et d’ingrats qui veulent revenir à l’âge de pierre ». Je sais à quel point il est difficile de faire passer le message écoanarchiste, va le nombre de mythes à dynamiter (perso je ne vois pas de meilleur moyens que de faire lire Ishmael), mais là je trouve que ce texte n’essaie même pas.

    * Pourquoi c’était mieux avant ? Il y a des tas de trucs chouettes à écrire sur une vie sans domination, la vie des améridiens etc. (sans omettre de préciser que l’on veut forcément revenir à cette vie, et éventuellement transposer ce que pourrait être une société (?) écoanarchiste post-industrielle)

    * Qu’est ce que les écoanarchistes proposent ? Même s’il y a plusieurs courrants, comme le montre l’article, sans propositions (même multiples, mêmes contradictoires suivant les courants) les gens se diront surement que les écoanarchistes veulent tout détruire et qu’on se retrouve à cueillir des fruits pour toute occupation.

    Bref, sans proposer un truc un peu plus sexy, je suis pas sûr que ça marchera

  3. Urscumug says:

    Les remarques de Nicollas sont fondées, mais il faut bien commencer quelque part, et pour beaucoup c’est un cri de rage (et de désespoir) devant l’énormité de la situation.

    C’est sûr qu’il faut proposer des alternatives, mais chaque chose en son temps, en en fonction de ce que les gens écrivent.

    Le no2 de Vert&Noir sera encore très « anticivilisation », il s’agit d’ouvrir les yeux aux gens, mais ensuite je compte bien proposer de nouvelles visions, comme les articles de ton blog.

    Pour le no2, j’aimerais inclure l’article que Misko a commencé à traduire: http://kinoodoodaym.blogspot.com/2009/04/explication-sur-le-reensauvagement.html je le trouve très intéressant mais il faut le remanier. S’il y a des candidats, qu’ils s’annoncent.

    Il y a aussi un article en cogitation qui s’intitule « Que pouvons-nous faire », mais bien sûr cet article sera incompréhensible si l’on a pas intégré au préalable certaines critiques radicales dont la conclusion est qu’il faut faire autre chose car ce qu’on fait actuellement ne mène nulle part.

    J’en profite pour regretter encore une fois le fait que Nicollas s’est montré réfractaire au processus d’enregistrement sur le forum vertetnoir et de fait nous prive de ses avis éclairés ;-)

  4. goeland60 says:

    Les remarques de Nicollas sont tout à fait judicieuses mais elles ne tiennent pas compte de deux choses :

    - d’autres textes se trouvent sur ce blog, qui répondent à ses remarques sur les lacunes de celui-ci.

    - ce texte sera suivi d’un second, plus détaillé. Le ton en sera encore malheureusement assez sombre mais il ouvre aussi des perspectives, qui manquent ici – volontairement.

    La parution de ce texte (« Un autre monde ») est indiquée juste avant la conclusion (peut-être aurions-nous dû le mettre en gras, c’est vrai qu’on ne ne voit pas beaucoup).

    J’ajouterais ceci : donner des alternatives n’est pas simple.

    A mon sens, l’avenir de la planète pourrait être très complexe (d’autant que notre génération n’en verra – peut-être – que les vagues prémisses).
    Vouloir en parler en quelques lignes donne souvent un aspect un peu naïf, je trouve, et c’est là que nous perdons aussi de la crédibilité.

    C’est pour cela que sur ce point, je préfére rester assez vague, pour laisser le soin au lecteur/trice de faire lui-même travailler son imagination à partir du constat du monde désastreux dans lequel nous vivons.

    Comme Urscumug, j’invite Nicollas à se joindre à nous pour étoffer notre réflexion et sa mise en pratique.

  5. Nicollas says:

    Salut,

    je n’ai peut être pas le même parcours, car pour moi l’écoanarchisme c’est surtout une immense satisfaction d’avoir découvert une certaine « vérité », une vision qui me permet de lire le monde différemment, et également un espoir extraordinaire (à travers la permaculture) pour enfin vivre de manière satisfaisante.

    Du coup, dans l’esprit permaculture, je suis complètement tourné vers les solutions et l’intégration.

    Je comprends qu’il faille faire une critique de ce qui ne va pas avant de proposer des solutions, mais je pense qu’il peut y avoir une vision positive. Puisqu’il y a critique, et proposition, c’est qu’il y a une vision désirée, donc autant la dire, et avant la critique. C’est ce que fait le texte sur le réensauvagement que tu as cité et que je trouve bien (à part que le désiré se réfaire trop à l’actuel, par exemple sur la nourriture).

    Ça me frustre de ne pas pouvoir participer (ou seulement lire) les messages du forum, mais je trouve vraiment cette sélection sur dossier incompréhensible et répulsive,

    a+
    Nicollas

  6. Nicollas says:

    (désolé je n’avais pas vu ta réponse Goeland)

    Je regarde régulièrement le blog, mais je trouve que le ton global est à peu près le même que celui de l’article. Effectivement le blog peut former un tout, mais personnellement je pense qu’un texte « Qu’est ce l’anarchisme vert ? » devrait se suffire à lui-même par sa vocation introductive, et ne pas nécessiter des pièces du puzzle qui se trouvent ailleurs.

    Même si le billet ouvre des pistes à la fin, je trouve que le timing est essentiel, selon moi crititquer en premier est une erreur (universelle dans les textes écologistes par exemple), puisque je crois que les gens ont besoin :

    1) d’une vision positive (voir le fin d’Ishmael et BC de Quinn)
    2) (optionnel) d’une critique pour comprendre pourquoi ce qu’on nous présente comme merveilleux ne l’est pas (si la vision d’un autre possible ne suffit à susciter l’adhésion)
    3) de solutions, ou de méthodes pour créer des solutions, pour tendre vers cette vision (cf. perma, révolution néo-tribale de Quinn, réensauvagement ?, etc)

    Hope that helps :)

  7. goeland60 says:

    Salut Nicollas :-)

    Je vais faire court pour ne pas entrer dans un dialogue qui n’a pas sa place ici.

    Je suis allé lire en détail ton blog, que je trouve de très grande qualité. J’ai pu me rendre compte ainsi à quelle point nos opinions sont éloignées.

    Je pense que cela apparaîtra clairement lorsque tu liras – dans les semaines à venir – la suite de ce texte.

    Je suis anticiv’ à bloc :-) Ce qui n’est pas le cas de tout le monde sur ce blog.

    Pour moi « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir ». Je pense que c’est justement quand nous sommes totalement désespérés que nous pouvons trouver les moyens (ou pas) de changer vraiment les choses.

    Les gens qui nous gouvernent l’ont bien compris : ils nous font tenir avec l’espoir tous les matins. Ce sont eux les grands utopistes. Pas les éco-anarchistes.
    Ceux qui nous gouvernent (et leurs opposants officiels) nous promettent quelque chose qui n’arrivera jamais.

    Les gens ne se révoltent que quand ils n’ont plus aucun espoir.

    En tout cas, un débat sur nos positions respectives serait éclairant pour les lecteurs/trices.

    Nous en reparlerons certainement à l’occasion de la parution de cet article.

    D’ici-là j’irai visiter régulièrement ton blog (cela me fait réfléchir aussi).
    A bientôt !

  8. Nicollas says:

    Salut Goeland. Effectivement je serais curieux de connaitre un peu mieux tes positions, j’ai lu que tu avais posté un long message sur le forum, que malheureusement je ne peux pas lire :)

    Apparemment on diverge aussi sur la psychologie du changement ! Je pense que le désespoir renforce la soumission envers le pouvoir dominant, et que même si une révolution se passe, on ne peut pas construire une alternative seulement sur un rejet. L’absence de vision désirable commune laisse place à la mise en place d’un système par des leaders, et l’élite est remplacée par une autre élite (même si les conditions du peuple ou de la gouvernance peut changer). Je pense que l’heure n’est plus aux révoltes, mais à une réappropriation par les gens de leur vie, qui ne peut se construire selon moi que par un désir de tendre vers quelque-chose.

    au plaisir de discuter avec toi !

  9. goeland60 says:

    @ Nicollas

    Tes arguments sont convaincants.

    J’avoue que j’ai fait un peu de provocation avec mon « éloge du désespoir ».

    Disons 99% d’espoir et 1% de désespoir absolu. Ce petit 1% me semble important.

    « L’heure la plus sombre est celle qui précède l’aube » :-)

    Je suis quelqu’un d’un grand optimisme, et l’espoir ma joué des tours pendables, mais je reconnais sa très grande valeur, que tu décris très bien !!

    Concernant mon post sur V & N, il n’apporte rien à ce texte, c’en est le brouillon initial, en fait.

    Merci de m’avoir redonné espoir ! :-)
    Bien cordialement

  10. sauvagetoutnu says:

    Sur le site anarchiste = endehors.org
    article = Vive l’Anarchie
    en réponse à une présentation par des gens de Rouen de ce qu’est la « vraie anarchie », suivi de quelques commentaires, signés Talnéo, ou encore « révolte », j’ai répondu ceci :
    « Talneo a raison de voir dans le texte des anars du groupe de Rouen des lacunes pour décrire la « véritable anarchie ». Pour « révolte », cet article met les points sur les i. Certes, mais s’il n’y avait qu’une seule lacune, celle relevée par Talneo, cette oubli de la remise en cause du système monétaire !

    Car il y a bien d’autres lacunes !

    Ce groupe de la Fédération Anarchiste fait la liste des « points fondamentaux inséparables » à la façon du 19e siècle, comme si rien ne s’était passé depuis !

    On pouvait encore croire à cette époque qu’il suffisait de virer les accapareurs, les capitalistes, les patrons, pour ensuite prendre leur place et avoir nous-même en mains nos outils de travail. On était encore en ce siècle naïf vis à vis du monde industriel, et on croyait qu’il suffisait de se battre pour obtenir la « mise en commun des moyens de production, de distribution et d’échange ».

    On pensait que les usines permettaient d’obtenir « des richesses », et que la « juste répartition » était le seul problème pour assurer « le bien-être ».

    Plus personne ne pense celà depuis au moins Mai 68 ! Sauf quelques fossiles, archéo-marxistes ou autres…

    La subversion situationiste remettant en cause la « société de consommation »(Henri Lefebvre), la quotidienneté absurde de la vie moderne, la « misère en milieu étudiant »(le Manifeste situ de Strasbourg en 67), le tout galvanisé par l’arrivée de Californie de la « subversion écologique », de la contre culture, des hippies aux Diggers,et le dépassement de l’ouvriérisme avec Marcuse, tout cela a jeté à terre les trop simplistes revendications marxistes…

    Oui, il faut foutre en l’air le capitalisme !

    Mais pas pour se contenter de récupérer les moyens de production. Ces « moyens » aussi , on veut les foutre en l’air. Suffit pas « d’exproprier les patrons pour que les travailleurs prennent en mains les outils de travail » .

    On ne veut pas de ces outils. On ne veut pas de ce travail. On ne veut pas de ce « bien-être » dicté par la seule « répartition des richesses créées ».

    A bas le mode de vie bourgeois, à bas la richesse, à bas le travail !

    Vive le luddisme ! Rien n’est à respecter dans leur société industrielle.

    Avec le capitalisme doivent disparaître les usines.

    Ce que les naïfs de Rouen appellent « richesses créées », ce ne sont pas des richesses, mais des sources à emmerdements, des trucs polluants et la plupart du temps inutiles, ne produisant en rien du bonheur. En plus, des choses « créées », cela n’existe pas. Tout est fabriqué. Et c’est chiant. Les choses n’apparaissent pas tout à coup, par miracle, créées !

    Parce que nous sommes encore colonisés par la mentalité bourgeoise, nous sommes émerveillés par les « richesses », la vie des riches continue à fasciner.

    Sauf les anars vraiment révolutionnaires.

    Nous, nous n’en avons rien à foutre de leurs « richesses ». On veut rien de leur mode de vie absurde dans la société industrielle et urbaine. On veut TOUT changer, et non pratiquer seulement cette misérable permutation, juste exproprier le patronat pour prendre leur place. On n’a rien à prendre. On ne veut pas travailler du tout. Les outils de production ! Rien à foutre ! Ce sont des outils d’esclavage. Même dans des usines anars autogérées avec juste répartition et sans chefs, dans une société sans Etat !

    Notre amour de la liberté est total. Pas question de céder au prétexte des « nécessités » de la production. Nous savons que l’existence d’usine est inconciliable avec notre soif de liberté.

    On ne peut plus réfléchir comme au 19e siècle ! Bakounine n’avait pas tout vu ! En ce siècle naïvement scientiste et productiviste, on n’avait encore rien compris à l’écologie. Maintenant, on sait.

    On sait que le rêve de la société industrielle est une utopie mortelle, qu’elle induit un mode de vie qui ne peut pas durer, sauf en provoquant la pollution généralisée, l’épuisement des ressources naturelles, la disparition des espèces sauvages, le bouleversement climatique, la raréfaction et l’empoisonnement des terres cultivables et donc les famines. Les usines, qu’elles soient de gauche, de droite, ou anars, c’est toujours le même effet désatreux, qu’on peut mesurer en « empreinte écologique ».

    Les anars marxistes ouvrieristes ont un siècle de retard.

    Nous, anars révolutionnaires, on veut vraiment le changement, et pas seulement mettre fin au capitalisme. On veut changer totalement cette société en arrêtant avec cette société industrielle polluante et destructrice des équilibres écologiques.

    Vraiment changer, c’est quitter ce vieux reste judéo-chrétien qu’est l’anthropocentrisme. Cette planète est la maison (« oïkos ») de toutes les espèces vivantes, et pas seulement de la seule espèce humaine. Etre révolutionnaire, c’est être biocentriste, et donc mettre en place , au pluriel, des sociétés modestes, à taille humaine, gérables de ce fait sans la moindre hiérarchie, la moindre tutelle. Fini le travail. Fini la division des tâches. On ne veut que des choses fabricables simplement, avec des moyens tranquilles, artisanaux. On ne veut que des artistes et créer de nos mains des oeuvres d’art. Des oeuvres uniques. Plus jamais du travail à la chaîne. Voilà le véritable progrès : tout ce qui augmente la vie épanouissante, calme et détendue, qu’entourée de beaux objets fabriqués avec art et amour .Tout le reste est régrès, retour à la hiérarchie. La production industrielle est inséparable de la frustration, la non transparence des processus de fabrication, la discipline et la hiérarchie.

    Une centrale nucléaire anar ? Tu veux rire !

    Nous, on ne veut pas comme nos amis de Rouen, d’ une révolution minuscule, qui ne changera pas grand chose face à l’énormité des impasses écologiques de notre monde.

    Et on veut que dans la « juste répartition », soit compté les besoins d’espaces et de belle nature sauvage de chacune des autres expèces animales et végétales, pour que elles aussi puissent d’épanouir.

    C’est pour celà aussi que nous sommes contre la société industrielle.

    En clair, il est temps de se mettre à l’heure des réflexions pionnières des anarchistes primitivistes, dernier né des courants de pensée dans la galaxie révolutionnaire, courant encore très ouvert, qu’ aucune « doxa » ne paralyse tel une théorie zerzanienne ou autre. D’ailleurs comme anars, jamais nous n’accepteront une quelconque « doxa » capable de lister les « points fondamentaux » avec autorité, à la façon de ce « Groupe de Rouen de la F.A ». Nous serons toujours dans le provisoire de réflexions fragmentaires et modestes, toujours appelées à être modifiées et améliorées.

    Pour en savoir plus, voir les tentatives fragmentaires éditées à l’Encyclopédie des Nuisances, ou à La Lenteur, ou à L’Echappée, ou encore du côté des gens de P.M.O. ou d’ Oblomoff.

    De toute façon, n’importe quel courant de pensée né au 19e siècle et non profondément bouleversé depuis, donc faisant comme si la dimension écologique des problèmes n’existait pas, est un courant de pensée qui n’a plus rien à dire aujourd’hui.

    C’est ce qui est hélas arrivé aux anars de la Fédé, à Rouen . A moins qu’ils complètent leur texte !

  11. gabian says:

    Bonjour, je suis nouveau sur ce site, ça fait du bien de trouver enfin des idées nouvelles qui sortent de la soupe qu’on entend tout les jours.
    ça fait du bien aussi de savoir que enfin je suis pas seul.
    Je commence juste à parcourir ce site et je vais continuer tard cette nuit et ces jours ci.

    Une seule chose m’inquiète, la répression des libertés augmente de plus en plus en France, le Net est très mal vu par les autorités car il trouble l’ordre public. Des commissions travaillent déjà d’arrache pied pour légiférer.

    Est ce que vous ne pensez pas qu’ils vont arriver à faire fermer ce site? Ou « infiltrer » des participants qui vont fortement dégrader le débat, en divergeant sur d’autres sujets, en l’encombrant de lourds messages inutiles, en semant la zizanie.

    J’ai souvent remarqué ça sur d’autres sites. J’espère que ça ne se passera pas comme ça ici.

    (Ps: un gabian c’est un goéland en provençal).

    • Urscumug says:

      Bienvenue gabian et bonne lecture.

      Ce qui se dit sur ce site a pour vocation de révolutionner l’ « ordre » public en profondeur, en douceur et en lenteur. Il n’y aura jamais rien ici qui justifiera une intervention judiciaire, même si ce n’est pas exclu, quand on voit la dérive fasciste de nos démocraties. Si cela arrivait nous irions simplement ailleurs.

      Quant aux saboteurs infiltrés, nous ferons le ménage si nécessaire, pour l’instant ça n’a pas été utile.

  12. sauvagetoutnu says:

    que pensez-vous du livre de Michel Tarrier =
    Le peuple dernier.
    éditions L’Harmattan
    fin novembre 2009

  13. goeland60 says:

    Salutations du Goeland breton au Gabian provençal ! :-)

  14. goeland60 says:

    @ Sauvagetoutnu : je n’ai lu que des extraits du livre de Michel Tarrier.
    J’avoue que le style de l’auteur m’agace un peu par ses grandes phrases un peu grandiloquentes, mais c’est personnel.

    Je ne sais pas ce qu’il propose comme alternative. Il donne l’impression d’être assez flou. Va-t-il au bout de ses conclusions ?

  15. Kipawa says:

    Tu peux pratiquer la permaculture (ou autre technique, ou mode de vie) et entretenir des relations marchandes ou bureaucratiques avec les gens, d’où la nécessité d’abattre le capitalisme, la civilisation et tous les contraintes sociales, détruire les institutions et les rôles sociaux actuels, de déconstruire notre socialisation et de nous guérir de nos traumatismes psychologiques, les mécanismes entretenus par notre culture.

    Je ne dis pas que le réensauvagement, la permaculture, l’auto-construction, en fait, l’apprentissage de « techniques » plus primitives ou écologiquement viables ets inutile, loin de là, mais que ça reste principalement des techniques, et nous ne serons pas plus libres seulement avec des techniques, il nous faut travailler sur les relations (sociales et interpersonnelles) qu’on entretient entre nous et sur le conflit social (le rapport social que nous vivons aujourd’hui dans notre région). Nous devons comprendre la problématique de nos sociétés civilisés, nous devons prendre position dans le conflit social et nous devons créer des cultures et des communautés (une nouvelle sociabilité) qui satisfont nos désirs de liberté et qui pourront soutenir notre offensive/résistance contre la civilisation, le capitalisme et l’État.

    Au-delà d’un trait de personnalité, je dois avouer que la réalité objective me rend plus pessimiste qu’optimiste, mais il est important d’essayer, d’agir sur notre monde.

    Au plaisir,
    Kipawa

    p.s. je pratique moi-même une forme de permaculture. mon message n’est pas une critique de la permaculture, mais une critique de la technique comme solution à un problème social.

  16. Kipawa says:

    J’ai oublié de vous dire que j’aime bien le texte. La forme fait plus « manifeste » ou « document de travail », mais j’aime bien le contenu, je trouve que cela a un énorme potentiel. Je comprends que le sujet est très large, mais si tu veux que ce soit solide, je te conseille de prendre ton temps puis de le travailler peu à peu. L’idéal c’est le brasser avec les autres anticivs ici et de le rendre plus « collectif ». Les gens ont parfois des choses à amener que tu n’avais pas pensé, ils soulèvent parfois des failles, te donnent des critiques constructives, font des nuances, des ajouts, des arguments supplémentaires, etc.

    Je n’ai pas grand temps présentement, mais je suis toujours intéressé par ce que vous faites, je vais voir ce que je peux faire…

    Kipawa

  17. goeland60 says:

    Salut Kipawa,

    Nous avons justement en cours un projet collectif, sur le Forum Vert et Noir, qui serait une sorte de présentation de toutes ces idées, sous une forme différente :
    voir sur le forum la rubrique « roman vert et noir », avec les derniers posts qui précisent le projet.

    Ta participation – même limitée en temps – serait la bienvenue !

  18. Ramite says:

    Salut,
    J’ai exactement la même critique que Kipawa à faire concernant la permaculture.
    Concernant l’anarcho-primitivisme, ma critique serait plutôt la suivante:
    - Comment être certains qu’une fois la civilisation effondrée, les individus n’en recréeront pas une nouvelle, de la même manière qu’ils l’ont fait il y a 10 000 ans? Si nous avons développé l’agriculture et la sédentarisation qui a ensuite fait éclater nos communautés, n’était-ce pas parce qu’il y avait (au moins au départ) de véritables avantages à ces techniques?
    J’ai publié un article sur ce sujet, sur mon blog:
    http://grainedeflibuste.wordpress.com/2010/01/16/la-reussite-fragile-du-partage/
    - Ne faudrait-il pas tout de même une société, un système quelconque, qui permettrait de maintenir une société primitive telle que vous la révez? En empéchant la marchandisation des ressources, ou en pérennisant les territoires des différentes communautés, en interdisant certaines techniques, ou certaines pratiques sociales (la marchandisation du travail, par exemple) ?
    - Ne vaudrait-il pas mieux essayer de créer une NOUVELLE société, à la fois durable et attrayante ? (en cela, la démarche permaculturelle est sur la bonne voie, mais pas suffisante, comme l’a dit Kipawa.
    Je serais ravi que vous puissiez réagir à mes articles à ce sujet, car c’est un dilemme extrêmement important, il me semble, d’autant plus maintenant que nous avons passé le pic du pétrôle, et que nous devons anticiper une descente énergétique; et donc que nous sommes face à une nouvelle ère.

  19. Urscumug says:

    Bonjour,

    Concernant la permaculture, je rajouterais seulement que ce n’est pas une technique car, et c’est son originalité, elle met la primauté sur les principes éthiques. Ce point est souvent oublié, mais les premières paroles de Bill Mollison dans « Global Gardener »
    http://www.dailymotion.com/video/x6zjb6_permaculture-bill-molisson-global-g_webcam sont « permaculture starts with an ethic ».

    Ramite demande comment être certains que les survivants ne recréront pas une nouvelle civilisation ». C’est effectivement une question fondamentale qu’il faut débattre et en synthétiser le résultat dans un article.
    Le correspondant d’Ishmael se pose la même question:
    http://frishmael.wordpress.com/2010/01/29/ishmael-147/

    Je pense que la première erreur qu’on fait en se posant ce genre de question, c’est de considérer que la civilisation, ou l’agriculture sont une fatalité, une évolution naturelle*. Plusieurs civilisations se sont effondrées sans que les survivants décident de recommencer.
    Notre civilisation a ceci de nouveau qu’elle est quasiment globale et son effondrement risque d’être tellement horrible et total qu’il fera partie des mythes du futurs, comme le déluge, et les gens se garderont bien de recommencer, en tout cas pas avant plusieurs millénaires, si c’est encore possible (cf. théorie Olduvaï).

    Quant à créer une nouvelle société, ou même en proposer une nouvelle, c’est hors de portée d’un groupe, même important. La seule chose que nous pouvons faire, je pense, c’est changer notre esprit et notre comportement, et espérer que ça soit contagieux, et prier pour que le timing soit bon.

    * A voir les photos et textes sur les Hazdas, ceux-là ne sont pas pressés de se civiliser ou de se sédentariser.
    http://ngm.nationalgeographic.com/2009/12/hadza/finkel-text

  20. goeland60 says:

    Salut Ramite, j’irai lire ton blog en détail (je l’ai seulement parcouru, ce soir, cela m’a beaucoup plu).

    L’avenir est à la « Sylvilisation » ! ;-)

    Un texte est en préparation sur ce thème (ce sujet est abordé dans « L’histoire de Léa et du Peuple Sauvage » ;-)

  21. Glauque says:

    Où étiez vous le 9 mai?

    J’ai vu du rouge et du noir..

    Mais je ne suis ni en fête ni en deuil.

    La prochaine fois j’irais en vert.. Glauque.

    Couleur de l’espérance.

  22. Bête spatio-temporelle says:

    Je n’ai pas lu tous les commentaires.

    Je ne suis pas d’accord avec ce texte sur la vision de la civilisation. La civilisation, c’est aussi des belles choses : la circulation du savoir, des oeuvres d’art, un accès au voyage et à l’évasion avec les trains et les avions… Je pense qu’il est exagéré de vouloir que ces choses là disparaissent.

    Il faut tout de même qu’on laisse la place à ceux qui le souhaitent d’avoir une vie tribale ; je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il est très problématique que la civilisation veuille tout absorber.

    Alors défendez votre steak pour vous trouver une zone bien à vous ! ;-)

    • Urscumug says:

      Il n’y a pas besoin de civilisation pour faire circuler le savoir et les belles choses. Quant au train et avions, ou la douche chaude, tout le monde est d’accord pour dire que c’est bien pratique ou agréable, mais les implications diverses sont insupportables.
      Une zone pour les primitifs ? C’est une bonne idée, ça fait des millénaires qu’ils se battent pour en conserver, et ce n’est pas fini, mais vous l’avez dit vous-même, c’est problématique, la civilisation ne laisse pas de place aux autres.

  23. paradoxe embulant says:

    primitivisme virtuel? animalité pixellisée? instint electrique?

    qu´est ce que des individus refusant catégoriquement la civilisation font sur internet?
    outil TRÉs polluant, à la solde d´une existence purement theorique et contradictoire.
    exister devant son ecran avec des idées hautement subversives?
    mais ne les pratiquer qu´en songes? comme il est bon d´idealiser l´inconnu, cet horizon salvateur qui vient bruler votre âme d´un romantisme niais.

    liberté? allez Gouter aux plaisirs de la rue, de la techno nature sacralisé comme element inné, qui n´est plus que son humanisation, inscris depuis des siecles. combien de foret encore naturelle? combien de d´aliments non hybrides? combien de nuits sous la pluie, au coin d´un feu, sur cette terre humide où s´echoue quelques noix, amer et de saisons.

    Nous ne connaissons que les restes de la nature. elle est morte avec l´homme qui pensait vivre sans. nous ne contemplons plus que sa fin, avec une nostalgie bien fade.

  24. @kipawa says:

    « Tu peux pratiquer la permaculture (ou autre technique, ou mode de vie) et entretenir des relations marchandes ou bureaucratiques avec les gens, d’où la nécessité d’abattre le capitalisme, la civilisation et tous les contraintes sociales, détruire les institutions et les rôles sociaux actuels, de déconstruire notre socialisation et de nous guérir de nos traumatismes psychologiques, les mécanismes entretenus par notre culture.  »

    j´aime le sens de tes mots. la deconstruction me semble être , et de loin, la base de toute révolution. On aime contempler les flammes, en oubliant souvent ce feu qui ronge, interne. pas d´evolution reelle sans changement individuel, ce n´est pas dire que le déconditionnement personnel peut tout changer , loin de là, mais avouer, au moins, que le contraire n´est pas plus objectif, lucide ou dénué de mauvaise foi. Il me semble que sans la combinaison de ces deux élements ( interne/externe ), rien ne sera jamais possible. Pouvoir/domination/dialogue/communication/genre/sexualité/couple/arrogance/ego/fierté/mensonge/peur/mal être/déni/violence…Tout est encore à penser, à revoir, à réillustrer, à authentifier, à vivre, à expirementer, à analyser pour comprendre et tenter de ne pas reproduire, encore et toujours, l´instint du systeme, qu´on fait sien sans conscience.

  25. « Je ne suis pas d’accord avec ce texte sur la vision de la civilisation. La civilisation, c’est aussi des belles choses : la circulation du savoir, des oeuvres d’art, un accès au voyage et à l’évasion avec les trains et les avions… Je pense qu’il est exagéré de vouloir que ces choses là disparaissent. »

    Moi n,on plus j’aime pas beaucoup ce texte, n’en déplaise à ce cher Goeland en gros c’est « les primitifs c’est trop cool », « la civilisation c’est de la merde » . Les arguments sont pas développés (famine et agriculutre, exploitation par le système technologique), aucun référence à l’ethnologie, l’anthropo, la botanique, la psycho, etc…

    Mais je t’invite à revenir d’ici à peu de temps pour lire un article qui va bientôt paraître, tu y trouveras matière à réflexion.
    Perso, je suis passionné par la musique celtique, asiatique, classique, ma connexion internetmais si je pouvais échanger tout ça pour être libre, vivre de la chasse, pêche, cueillette, artisanat, en tribu , j’hésiterais pas 1 seule seconde. Travailler, acheter la bouffe au supermarché, vivre dans une boîte ne m’attire pas plus que ça.
    Rien n’empêche de voyager de nos jours, tout en étant libre, à la manière de Sylvain Tesson, ou en construisant un bateau. Les primitifs n’ont justement pas besoin de s’évader, de se vider la t^te sur des loisirs coûteux pour oublier leur souffrance psychologique due à leur vie de merde, ils sont déjà constamment heureux dans leur vie quotidienne.
    La vraie vie est la vie sauvage, pas la vie domestiquée.

  26. Paradoxe ambulant, je t’invite sur le forum ou à discuter par mail, tu as lai’ d’une personne extrêmement intéressante et humaine. J’aimerais beaucoup échanger avec toi.

    « primitivisme virtuel? animalité pixellisée? instint electrique?
    qu´est ce que des individus refusant catégoriquement la civilisation font sur internet?
    outil TRÉs polluant, à la solde d´une existence purement theorique et contradictoire.
    exister devant son ecran avec des idées hautement subversives?
    mais ne les pratiquer qu´en songes? comme il est bon d´idealiser l´inconnu, cet horizon salvateur qui vient bruler votre âme d´un romantisme niais ».

    Que fait un (sans doute je pense) anticapitaliste sur Internet, sur une machine issue du productivisme capitaliste ? ta nourriture vient de l’industrie agroalimentaire, tout ce grâce à quoi tu vis, …
    Nous les marginaux, on est tous isolés, internet et les moyens de communication nous permettent de nous regrouper et de vivre ensemble selon plus ou moins nos idéaux (difficiles à mettre en pratique), et d’apprendre(récupérer) , ainsi que grâce aux livres, notre autonomie personnelle en botanique, artisanat, cuisine, etc…. On a tous le cerveau pollué par ces conneries technologiques, c’est pas facile de s’en défaire, tout comme des vices de la société de consommation.

    « liberté? allez Gouter aux plaisirs de la rue, de la techno nature sacralisé comme element inné, qui n´est plus que son humanisation, inscris depuis des siecles. combien de foret encore naturelle? combien de d´aliments non hybrides? combien de nuits sous la pluie, au coin d´un feu, sur cette terre humide où s´echoue quelques noix, amer et de saisons.Nous ne connaissons que les restes de la nature. elle est morte avec l´homme qui pensait vivre sans. nous ne contemplons plus que sa fin, avec une nostalgie bien fade. »

    Merci infiniment pour ce passage, je vais le noter qq part.

  27. paradoxe ambulant says:

    je ne suis effectivement qu´un paradoxe qui s´assume mal. Je suis sdf depuis trois années, je me connecte ci et là, au grés des rencontres, des acceuils, des chances. Je concoit mal ma vie comme exemple d´authenticité et n´encourage personne a faire de meme. Je cite cet exemple comme étant bien symbolique de luttes souvent théoriser par la frange riche du globe, occientale et où le confort materiel (ici technologique) et temporel (société du loisir…) permettent à tous ces phantasmes sophistiqués de s´épanouir. Pratique / théorie. La survie ne permet pas les divagations d´un romantisme puéril, elle ne permet pas le temps du reve, du concept, de la pensée intrinsequement lié au temps, donc à un certain confort de vie. La bourgeoisie pense parcequ´elle en a le temps. historique des doctrines et grandes idéologies révolutionnaires souvent insufflées par des individus, souvent plus éduquées que ceux pour qu´ils s´expriment. ´fin bref, on est tous vérouillés par les cadres et ajouts de la contradiction permanente puisqu´enrolés malgrés nous dans une personnalisation de l´idée, de la différence, de l´être remarquable qui fait dans la performance intellectuelle comme dans la competition. C´est un jeu de dupe, nous y jouons gaiement, le pouvoir s´occupe du reste.

  28. paradoxe ambulant says:

    le moment est venu, aussi, pour mettre en garde ceux qui n´en auraient pas encore conscience. l´assemblée semble ici plus légère idéologiquement qu´ailleurs, aussi. Faites trés attention aux nouveaux nationalismes de types soral, prenez soin de contournez les révelations de ces energumènes orgueilleuses qui prétendent détenir les réponses qu´ils n´ont pas. la revolution conservative est en marche (société genrée -hommes forts/femmes fragiles- hétéronormativité -homosexualité vue comme un dysfonctionnenemnt systemique créé par le monde marchand- retour au sacré- laicité moquée comme religion maconnique donc évidemment repugnante et récupération des intégrismes pluriels- antisionnime- ambiguité ideologique et conspiration abondante- patriotisme- comme seul rempart au mondialisme…) leur réthorique est étonnemment maline, récupératrice de tous mouvements se disant dissident ou étant définit comme tel (décroissance, autonomes, musulmans, banlieues…) Nous devons absolument prendre soin de ne leur tendre aucune perche, rester informer sans se laisser endoctriner par leurs monologues infernaux. Méfions nous des faux amis, vraiment, ils pullullent sur internet. Prenez soin de vous mais vraiment, ne vous laissez pas téléguidés, ils sont trés performants et s´infiltrent partout. Bonne chance. Amitié libre.

  29. Contre les fantasmes, pour un objectif objectif. says:

    Une vidéo extraordinairement intéressante:
    seconde partie d’une très belle conférence.

    http://www.dailymotion.com/video/xkcia0_forets-pour-memoire-mesusages-2_shortfilms#rel-page-2

  30. Kekat says:

    Merci pour ta vidéo, elle est longue, je la regarderai .

    @paradoxe ambulant:
    J’aime beaucoup ta plume.
    As-tu une adresse mail ? ça serait plus pratique et discret qu’un échange sur un blog.
    Quel âge as-tu ? Depuis combien de temps es-tu dans ta situation ?
    Je t’invite à contacter ces personnes qui sont mes amis, je t’assure à 300% qu’ils t’aideront : aventurenomade.revolublog.com
    Envoie un mail ici : tekoomse@gmail.com

    Connais-tu le WWoofing ? renseigne -toi là-dessus plus en profondeur, en gros le principe c’est d’aller dans des fermes et des écolieux, pratiquant l’agriculture bio, la permaculture, la vie en autosuffisance, l’artisanat, en échange d’un peu de travail, on t’offre de savoirs-faire, le gîte, le couvert et de personnes humaines et chaleureuses.
    Des membres de Vertetnoir seraient très heureux de t’accueillir.

    C’est en partie vrai, la révolution techno-industrielle nous a sorti de la misère et de l’obscurantisme, grâce à l’anthropologie, l’ethnologie, l’archéologie, on arrive à retrouver nos origines et le « paradis perdu », les peuples primitifs.

    « Phantasmes sophistiqués »
    Je ne comprends pas cette allusion.

    Quant à la pratique, avec ma tribu on y est en plein dedans si tu es intéressé, et on avance très vite.

  31. paradoxe ambulant says:

    je n´ai pas besoin d´aide, j´ai choisi, peu peuvent en dire autant. sdf , au travers d´un miserabilisme institutionnel se cache surtout une definition traitre: sans domicile fixe, nomade en somme, ce qui me convient tres bien. Je reste pour autant curieux de toute initiative, et jetterais un oeil intéréssé sur l´adresse que tu me tends. pour ce qui est du woofing, je connais du bouche a oreille, n´est jamais pratiqué et n´en ressent pas le besoin, je n´ai pas entendu que des choses positives, depend des « patrons » mais l´exploitation d´étudiants idealistes n´est apperemment pas si rares. j´ai entendu la meme critique sur le SEL, on comprend bien le profit que peuvent tirer certains de ces structures fondamentalements optimistes. j´ai deja quelques connexions avec des collectivités agricoles auto suffisantes, ca me suffit amplement. pour ce qui est d´un echange par mail pretenduemment plus discret, je ne pense pas que ce soit le cas, ma messagerie et truffé de mouchards et mon IP bien surveillé, j´attend de trouver une solution viable, j´ai trop trainé sur internet sans me méfier, sans connaitre ses vices ni les possibles défenses à portées…ici j´ai internet, encore pour quelques temps, je ne sais pour combien mais jusque la je tendrais des nouvelles.

    phantasme sophistiqué, signifie à mon sens l´idealisation de la nature et des peuples primitifs par les société occidentales désemparées, la video est excellente, les arguments etudiés, les réalités du terrain relayées, pas uniquement de la propagande oeillères pour cible post puberte, sans offense.

    amitié libre, sans adjectif tampon qui nous dissocie du vivant, sans -isme superflu.

  32. paradoxe ambulant says:

    quant au paradis perdu, ils ne l´étaient pas pour les femmes, souvent exploitées et cloitrées aux roles de mères, et les mecanismes d´exclusiosn sociales, la societe normative, meutres , viols, vols…existaient aussi, a une autre echelle. le paradis n´a encore jamais été , il est a construire, la nostalgie ne nous sauvera pas, l´ideologie mensongère non plus.

  33. Kekat says:

    « phantasme sophistiqué, signifie à mon sens l´idealisation de la nature et des peuples primitifs par les société occidentales désemparées, la video est excellente, les arguments etudiés, les réalités du terrain relayées, pas uniquement de la propagande oeillères pour cible post puberte, sans offense. »

    On ne les idéalise pas, merci, on n’est pas tous comme l’auteur de cet texte. Cependant, nous sommes ADAPTES à ce mode de vie, je parle psychologiquement, c’est dans notre nature, comme la nature d’un gorille est la vie dans la jungle, la vie sauvage, et non pas la vie en zoo, domestiquée. C’est la cause de la souffrance psychologique enoooooorme des humains domestiqués, de leur malheur et de 99 % des maladie mentales, exception faite des psychoses. La dépression n’existe pas chez les primitifs, ce sont des études psychoethnologiques qui le montrent.
    La vie sauvage est meilleure et de loin, à tous points de vue, la santé, le quotidien, la socialisation. Un texte va être publié à ce sujet, très prochainement.

    Et toi, que proposes-tu ?

    « quant au paradis perdu »
    Si tu relise bien, tu verras que j’ai mis des guillemets autour de l’expression, tout n’était pas parfait, néanmoins infiniment mieux.

    « ils ne l´étaient pas pour les femmes, souvent exploitées et cloitrées aux roles de mères, et les mecanismes d´exclusiosn sociales, la societe normative, meutres , viols, vols…existaient aussi, a une autre echelle.  »
    Personne n’a jamais dit que cela n’existait pas. Exemple des sociétés amréindienne où les femmes étaient les esclaves des hommes. Néanmoins, les sociétés primitive sont dasn l’ensemblebeaucoup moins sexistes que les nôtres, les temps de travail sont égaux, rien n’empêche une femme d’être à la tête de ces sociétés. Et rien ne nous empêche de nous inspirer du monde actuel, on ne cherche aps à revenir 10 000 ans en arrière, il faut aller de l’avant.
    Les femmes sont beaucoup plus soumises et exploitées dans la société actuelle… travailler pour être libre je trouve ça plus aliénant que libérateur. Elles se font voler leur enfance par l’école, puis le travail, les lois, les règles, elles n’ont pas moins de temps libre que les hommes. Il est beaucoup plus préférable d’être une femme primitive que domestiquée… pour le mode de vie, la souffrance psychologique,etc… comme il est préférable pour une gorille femelle d’être sauvage que domestiquée.
    L’exclusion sociale était extrêmement rare, à 0.001 %. Tout le monde vit en tribu, passe ses journées avec sa famille, ses frères et soeurs (au sens strict : les gens qu’on aime), personne n’est seul dans son coin, aucun animal vivant en troupeau n’est seul.
    Que fais-tu des enfants et adolescents exlus ou sans-amis à l’école, rejetés par exemple pour leur difficultés de sociabilisation ? ou n’importe quelle personne vivant seule ? les SDFs ? Tu te contredis tout seul.
    Ah bon il y a vait plus de meurtres, viols et vols que dans la société actuelle ?
    Je te recommande très fortement, de lire de la Science à ce sujet ,de l’ethnologie. Exemple de George Catlin, Les indiens d’Amérique du Nord, il les décrit comme les gens plus honnêtes, honorables, accueillants, affables, hospitaliers, qu’il ait jamais rencontré, d’une haute moralité. Il n’existait aucune loi chez eux, elles sont inutiles.
    Ce sont les sociétés primitives ou la société moderne qui sont aptes à créer le plus de psychopathes, criminels, violeurs, dégénérés, voleurs ?

  34. paradoxe ambulant says:

    « nous sommes ADAPTES à ce mode de vie, je parle psychologiquement, c’est dans notre nature »

    la naturalisation des concepts, à mon sens, est un des danger reel du pseudo intellectualisme sans argument. On peut facilement en venir aux « femmes porteuses » à « l´hétéronormativité » voire au « darwinisme sociale ». « c´est comme ca! c´est la nature, on y peut rien! » me semble etre bien loin de l´idee de la reflexion que je me fais…la civilisation peut etre vu comme une erreur integrale, soit, encore qu´il faille mesurer les arguments, elle fut en tout cas la creation d´une humanité voulant se debarasser des contraintes naturelles et donc, ce qu´elle ne fut pas dans sa totalité, des questions de genres, d´égalité, de valeurs sociales…

    « paradis perdu »

    je pensais que c´était une expression commune au mouvement, de type citation d´idoles. Voila pourquoi je suis revenu dessus.

     » les sociétés primitive sont dasn l’ensemble beaucoup moins sexistes que les nôtres »

    Quel type de sexysme? sur quel continent, quel territoire? « dans l´ensemble »? quel ensemble? y´a t-il eut des statistiques de faites sur le sujet ? suite à un recensement globale des tribus étudiées? On ne peut pas avancer des verités aussi lourdes de sens sans quelques exemples et contre exemples…et ce n´est pas faire l´eloge des experts, gestionnaires de la verité bureaucratique, plutot exercer une prudence envers des arguments-évidences. Sans quoi je pourrais me permettre de dire, aussi, sans preuves aucune, « les juifs sont dans l´ensemble des radins orgueilleux qui ne pensent qu´a leur propre profit » ou « les negres sont dans l´ensemble une espece docile, stupide quoique curieuse, qui a fais de sa propre terre un desert »…tu vois certainement où je veux en venir…Si l´on veut échanger, on ne peut échanger par vérité interposé de ce type.

    « les temps de travail sont égaux »,

    encore une fois, quel type de travail? qu´est ce qu´on considere comme travail? Une femme qui porte son enfant sur le dos, l´éduque, le nourrit? travail ou pas travail? Une femme qui, pendant six heures broit de la pierre contre un homme qui, durant si heures peche quelques poissons assis dans sa barque? égalité ou pas égalité?

    « rien n’empêche une femme d’être à la tête de ces sociétés. »

    Mais le systeme matristique ne remplace en rien les notions, de genre, d´inegalité, de statut, de transmission. Quelle importance, finalement de « renverser » les valeurs, les rôles sociaux, si par nature, l´un des deux reste inferieur a l´autre. « L´homme ne donne pas la vie, la femme assure donc cette mission, c´est pourquoi elle lui est superieur. »? Cela semble etre une alternative?

    « rien ne nous empêche de nous inspirer du monde actuel »

    Effectivement, ce en quoi la civilisation reste une matrice d´experimentation sociale tres interessante et trés riche en enseignements… Dont on peut soutiré les avantages et evolutions, sur le plan humain, en nous soustrayant de ses positions materielles sans limite (develloppement) aux consequences desatreuses. La diabolisation de la civilisation ne m´interesse pas, comme la diabolisation du moyen age ou de la prehistoire ne m´interesse pas, elle reste une experience temporelle, dont nous pouvons sortir, mais dont nous pouvons surtout apprendre. Un recul necessaire, en quelque sorte, afin de ne pas reproduire les meme erreurs eternellement.

    « Les femmes sont beaucoup plus soumises et exploitées dans la société actuelle… travailler pour être libre je trouve ça plus aliénant que libérateur. »

    Le travail est en replacer dans un contexte historique. On pourrait dire pareil pour le droit de vote ou la cigarette. « Les femmes sont beaucoup plus soumises et exploitées dans la société actuelle… voter pour choisir son maitre je trouve ça plus aliénant que libérateur/fumer et detruire sa santé pour etre l´egal des hommes je trouve ça plus aliénant que libérateur. » Ce n´est pas le fait de travailler, ou de voter qui importait a l´epoque, mais le fait d´exister socialement, de pouvoir etre. Ne plus attendre un mariage pour sortit du foyer familial, ne plus etre dependante d´une dotte, d´un mari. Le travail offrait cette emancipation, l´independance economique fut un enorme changement, on ne peut le nier. Ensuite patron/maitre/mari, effetivement la femme aujourdhui supporte la triple humiliation, le double du temps de travail puisqu´elle supporte souvent et son role d´employé et son role de « femme au foyer »(sans parler du travail social invisible, qu´on ne compte jamais comme activité puisqu´integré dans le genre lui meme: maquillage, minceur, tenue…des choses surement anodines mais qui font encore pression sur le statu feminin et qu´on a imposé en « particularité naturelle » et non culturelle comme « feminité ». Une femme se doit d´être belle, mince, tout ce qui la rend belle et mince n´est pas considéré comme activité sous jacente des pressions patriarchales, non, mais comme essence même.

    « Il est beaucoup plus préférable d’être une femme primitive que domestiquée… pour le mode de vie, la souffrance psychologique,etc… comme il est préférable pour une gorille femelle d’être sauvage que domestiquée. »

    « beaucup plus preferable » au niveau de quoi? de quelle subjectivité radicale? de quel autoritarisme?

    « L’exclusion sociale était extrêmement rare, à 0.001 %.  »

    L´homosexualité? Le handicap? La maladie? Quel type d´exclusion sociale? D´ou vient ce « 0.001% » est il argumentable?

    « Que fais-tu des enfants et adolescents exlus ou sans-amis à l’école, rejetés par exemple pour leur difficultés de sociabilisation ? ou n’importe quelle personne vivant seule ? les SDFs ? Tu te contredis tout seul. »

    Je ne pense pas m´être contredis sur quelques points que ce soit. Je ne vois pas en quoi l´exclusion me serait familliere, je me suis exclus, nuance. Les difficultés de sociabilisation, la solitude, sont effectivement le resultat des mecanismes dut au conformisme, entre autre. Mais je ne vois pas bien le rapport avec ce que j´avance, tout n´est, ni blanc, ni noir. Si je me fais l´avocat du diable je ne me fais pour autant pas le defenseur de la betise. La contradiction est necessaire au debat, sans quoi on finit en bouillie complaisante.

    « Ah bon il y a vait plus de meurtres, viols et vols que dans la société actuelle ? »

    Je n´exclue pas la mauvaise foi comme processus du debat, neanmoins je la nie lorsqu´elle est trop flagrante, j´ai dit (copier/coller): « les mecanismes d´exclusiosn sociales, la societe normative, meutres , viols, vols…existaient aussi, a une autre echelle. » Une autre echelle, veut dire ce que ca veut dire. tribu = petit territoire = petite echelle. Donc, non, aucune comparaison avec la situation actuelle, industrialisée globale et de 7 milliards d´habitants, n´est envisageable.

    « Exemple de George Catlin, Les indiens d’Amérique du Nord, il les décrit comme les gens plus honnêtes, honorables, accueillants, affables, hospitaliers, qu’il ait jamais rencontré, d’une haute moralité. »

    Il ne faut pas oublier que les sciences, sont enseignés dans des universités occidentales, avec des concepts occidentaux, et que meme si elles visent l´objectivité, elles (sciences sociales/chercheurs) risquent toujours la proximité avec leur sujet d´etude. La physique est sur ce point plus rationnel, une mollecule c´est une mollecule. Une tribu, elle, peut etre disséqué par differentes subjectivités, comprises et ressentis sous divers angles, analysé aussi par toute une tradition culturelle propre au siecle, au croyances… Je ne denigre pas pour autant cet ethnologue, que je ne connais pas, j´exprime mon point de vue clairement, afin d´eviter les malentendus.

    « Ce sont les sociétés primitives ou la société moderne qui sont aptes à créer le plus de psychopathes, criminels, violeurs, dégénérés, voleurs ? »

    Englober « psychopathes, criminels, violeurs, dégénérés, voleurs » est pour moi une bien mauvaise idée. Criminels? donc se substituant aux lois de l´état? dégenérés? A partir de quel ordre moral? Voleur? qui se réapproprie sans l´accord du marché les biens qui lui sont indispensables ou tendus comme but? Je concoit mal cette derniere interrogation extraordinairement morale, douteuse et ambiguë.

    Une longue réponse, aussi precise que possible.

  35. Kekat says:

    ….mais qui ne répond pas à tout ce que j’ai dit. Avant que je te réponde, je veux ton avis concernant ces points :

    « comme la nature d’un gorille est la vie dans la jungle, la vie sauvage, et non pas la vie en zoo, domestiquée. C’est la cause de la souffrance psychologique enoooooorme des humains domestiqués, de leur malheur et de 99 % des maladie mentales, exception faite des psychoses. La dépression n’existe pas chez les primitifs, ce sont des études psychoethnologiques qui le montrent.
    La vie sauvage est meilleure et de loin, à tous points de vue, la santé, le quotidien, la socialisation. Un texte va être publié à ce sujet, très prochainement. »
    « Perso, je suis passionné par la musique celtique, asiatique, classique, ma connexion internetmais si je pouvais échanger tout ça pour être libre, vivre de la chasse, pêche, cueillette, artisanat, en tribu , j’hésiterais pas 1 seule seconde. Travailler, acheter la bouffe au supermarché, vivre dans une boîte me fait énormément souffrir Je préfère infiniment mourir (enfin la vie civilisée est une mort, ce qui la différencie de la mort physique, c’est qu’elle est juste psychologique)

    De mon côté, en attendant ce complément de réponse, je vais faire des recherches dans la semaine sur des études ethnologiques concernant les points que tu as mentionnés. Je préfère consacrer ma soirée à Internet que ma journée, je suis dans le concret moi.
    Dans mon prochain message j’évoquerais d’autres aspects des modes de vie sauvage et domestiqué.

  36. Kekat says:

    Je répète ma question : quelle est ta solution aux problèmes du monde, quels sont tes idéaux ?

    « la naturalisation des concepts, à mon sens, est un des danger reel du pseudo intellectualisme sans argument.  »
    Pour étaler mon pseudo intellectualisme sans argument, je ‘appuie sur la psychologie (discipline scientifique, qui explique comment fonctionne le cerveau humain, avec toutes ses divisions ; sociale, développementale, cognitive, clinique, pathologique), ainsi que sur l’ethnologie, l’anthropologie, la nutrition ,l’archéologie. Et toi sur quelle science tu t’appuies pour appuyer tes idéaux, que j’attends toujours ?

    « On peut facilement en venir aux « femmes porteuses » à « l´hétéronormativité » voire au « darwinisme sociale ». « c´est comme ca! c´est la nature, on y peut rien! »  »
    Exactement, c’est dans notre nature, ainsi que dans celle de tous les animaux de vivre libre et sauvage, et non pas d’être domestiqué. L’homme n’est aps une exception biologique, malgré son inventivité et son habileté.Les lois psychologqiues existent au même titre que les lois physiques ! cependant, dans plusieurs centaines d’années voire millénaires, si la civilisation tient toujours, nous nous adapterons à la vie domestiquée, les maladdies psyhologiques dispartaîtront, notre psychologie sera celle de fourmi de la ville, et nous ne serons plus humains.

    « la civilisation peut etre vu comme une erreur integrale, soit, encore qu´il faille mesurer les arguments, elle fut en tout cas la creation d´une humanité voulant se debarasser des contraintes naturelles »
    Quelles sont tes preuves, où es ta démonstration anthropologique concernant ton affirmation ?
    La civilisation est la résultante de la sophistication technique et de l’apparition des villages puis villes.
    La nature est contraignante ? T’as raison, c’est comme pour tous ces connards d’animaux sauvages, heureusement qu’on les fout dans des zoos ces enfoirés, on les libère de la terrible oppression de la nature .
    Il faut m’expliquer en quoi la nature est contraignante …. ne dit-on pas que les animaux sauvages sont libres ?
    Se faire voler sa vie par l’école et le travail, la maison de retraite, vivre dans des boîtes, travailler pour payer un loyer, s’acheter une maison, des impôts, l’eau, l’électricité, le chauffage, c’est être libre ?
    Vivre de la cueillette, de la chasse, son artisanat, apprendre son autonomie personnelle au gré des envies, du plaisir et de la curiosité, ne pas être soumis à des pathologies mentales, c’est être contraint ?
    Whaouh, c’est fou comme je me sens libre dans cette société, en fait si j’ai décidé et de tout faire pour redevenir sauvage, c’est pour avoir le bonheur d’être contraint par la nature.

    « et donc, ce qu´elle ne fut pas dans sa totalité, des questions de genres, d´égalité, de valeurs sociales… »
    L’égalité, bah oui les SDfs (libéré par la civilisation de cette salope de nature, en faisant la manche pour survivre), les pauvres, les exploités, les mourants de faim sont égaux aux riches et privilégiés, c’est sûr. Les sociétés primitive sont TOTALEMENT égalitaires, là je te cite George Catlin, et je pourrais te sortir plein d’autres ethnologues qui l’ont constaté.
    Franchement, tu dois vivre sur une autre planète mon gars.

    Concernant le sexisme… tout d’avord ce n’est aps le seul aspect de comparaison entre les 2 systèmes que sontla tribu et la ville. Si tu relis bien tu verras que mes affirmations dans ce domaine sont nuancés et pas absolues, fondées sur l’ethnologie. J’attends toi aussi tes preuves pour affirmer que les primitifs sont très sexistes. La société actuelle n’est aps patriarcale peut-être ? les salaires sont les mêmes ? les femmes musulmanes ne sont pas soumises à leur mari ? les dirigeants ne sont pas à 99% des hommes ? Dans de nombreuses familles, c’est la femme qui fait les courses, cuisine, fait le ménage, pendant que le mari est affalé sur son canapé devant la télé.

    « qui a fais de sa propre terre un desert  »
    Ah bon ? un petit cours d’histoire s’avère nécessaire, c’est la civilisation qui défriche les forêts d’Afrique et ses prairies primaires, comme partout sur la planète.

    « encore une fois, quel type de travail? qu´est ce qu´on considere comme travail? Une femme qui porte son enfant sur le dos, l´éduque, le nourrit? travail ou pas travail? Une femme qui, pendant six heures broit de la pierre contre un homme qui, durant si heures peche quelques poissons assis dans sa barque? égalité ou pas égalité? »
    Par travail, j’entends une activité hautement spécialisée rapportant de l’argent à un individu, échangeable dans le système dans lequel il vit contre la satisfaction des ses besoins. Donc les selon ma définition personnelle, les primitifs n’ont pas de travail, simplement des activités. Cueillir, chasser, jardiner, fabriquer les objets du quotidien, ses vêtements, ce n’est pas travailler, tout comme éduquer son enfant.
    Si j’avais un enfant je l’éleverai par Amour et pas par contrainte, après toi je ne sais pas…. il n’y a aucune raison pour que le père n’éduque par son enfant, c’est d’ailleurs lui qui va lui apprendre la fabrication et le maniement des armes. Pendant que la mère porte son enfant, le père a d’autres activités. A moins que la nourriture n’apparaisse par magie tout comme les produits de l’artisanat ?
    Alors déjà la nourriture d’une journée ne consiste pas seulement en quelques poissons, mais surtout en végétaux, en viande, insectes. Tu te fais un drôle de portrait du quotidien sauvage… et au fait c’est quoi l’intérêt de « broyer des pierres »? Moi je connais pas de peuples où cette activité est pratiquée. La vie sauvage c’est pas la carrière ni l’Egypte antique, les travaux forcés ou la prison.

    La notion de chef dans les sociétés primitives est totalement différente dec elle des villes. Marshall Sahlins, un anthropologue et économiste, a étudié les dernières tribus du monde de manière économique et établit que les chefs y sont les plus généreux, productifs et altruistes de la tribu. En gros pour être chef et s’attirer la gloire il faut être l’esclave des autres. C’es lui aussi qui a établi l’égalité économique entre les sexes dans les tribus. Il démontre tous ces points dans Age de Pierre, âge d’abondance, économie des sociétés primitives.

    « Ce n´est pas le fait de travailler, ou de voter qui importait a l´epoque, mais le fait d´exister socialement, de pouvoir être.  »
    Whaouh, je me sens sacrément vivre quand je travaille ou je vote ou fume, j’existe maintenant que je suis autant esclave que les hommes. Cette sensation de liberté est illusoire, tout comme ces conneries de liberté d’expression, etc…

    « Ne plus attendre un mariage pour sortit du foyer familial, ne plus etre dependante d´une dotte, d´un mari. Le travail offrait cette emancipation, l´independance economique fut un enorme changement, on ne peut le nier.  »
    Un changement DANS la civilisation. La notion d’indépendance ou d’autonomie dans la nature n’est pas la réalité, il s’agit en réalité d’effritement familial. Tout jeune on es séparé de nos parents par la crèche ou la nourrice, puis de nos frères et soeurs l’école et les études, on quitte le domicile familial. On vit éloigné de nos tantes, oncles, cousins, tantes.
    La vraie autonomie, c’est celle de subvenir à ses besoins individuellement, librement sans passer par le travail et le système.
    « Ensuite patron/maitre/mari, effetivement la femme aujourdhui supporte la triple humiliation »
    Et la femme de demain aussi. Le capitalisme et l’état ne tomberont jamais, vous vous illusionnez complètement. Les humains domestiqués sont de plus en plus bêtes, lobotomisés, soumis. Les révolutionnaires existent depuis l’aube de la civilisation, ils sont de moins en moins nombreux et actifs. On en peut rien faire contre un système
    qui aliène les individus de l’intérieur.
    Nous sommes donc bien d’accord sur le fait que la civilisation est beaucoup plus patriarcale que les tribus.

    « « beaucup plus preferable » au niveau de quoi? de quelle subjectivité radicale? de quel autoritarisme? »
    Au nom de la souffrance psychologique, de la liberté, de l’épanouissement personnel, la liberté, la plénitude, la vie en communauté et la santé(-mentale et physique) et justement le patriarcat.
    Mais subjectivement, chacun est libre de déterminer ce qu’il préfère, de trouver sa propre voie, son bonheur, sa vérité, sa liberté. Je ne forcerais jamais personne à vivre de cette manière si cela ne l’intéresse pas, par contre je le forcerais à suivre ses rêves.

    « L´homosexualité? Le handicap? La maladie? Quel type d´exclusion sociale? D´ou vient ce « 0.001% » est il argumentable?
    Je ne vois pas en quoi l´exclusion me serait familliere, je me suis exclus, nuance. Les difficultés de sociabilisation, la solitude, sont effectivement le resultat des mecanismes dut au conformisme, entre autre.
    la societe normative
    Une autre echelle, veut dire ce que ca veut dire. tribu = petit territoire = petite echelle. Donc, non, aucune comparaison avec la situation actuelle, industrialisée globale et de 7 milliards d´habitants, n´est envisageable. »

    Quand je compare les tribus et la civilisation, je parle de proportion et pas une comparaison chiffrée.
    Eh bien si tu t’amuses dans ton exclusion, tant mieux pour toi, ce n’est pas le cas de tout le modne, va poser la question à un SDF. On sait jamais, il te répondra peut-être oui !
    La maladie est une forme d’exclusion sociale ? de quelle manière ?
    Les difficultés de socialisation et la solitude ont 2 causes, d’une part les pathologies mentales comme le trouble de la personnalité schizoide, dont je suis moi-même atteint (j’ai pas eu une adolescences très drôle, au contraire, j’ai eu des idées suicidaires à cause de ça)(cette saloperie me rend insociable et m’empêche de vivre de vivre en tribu, tant que je suis pas guéri et je n’ai connaissance d’aucun cas officiel de guérison) ou le trouble de la personnalité évitante, les phobies sociales, d’autre part la superficialité des individus qui conduisent les gens intelligent à se marginaliser et à s’ennuyer.
    L’exclusion sociale n’existe pas chez les primitifs, aucun individu d’une espèce animale vivant en troupeau ou meute ne vit seul, contrairement aux animaux domestiqués : orphelins, personnes vivant seules, ne suivant pas les normes, insociables, vieux dans les maisons de retraite, etc… quelque chose comme 25 % de la population n’a des relations sociales dans seulement un des 4 réseaux de relations : professionnel, voisinage, familial, amis proches.
    Les normes sont beaucoup plus fortes et nombreuses que dans les tribus, comme regarder la télé, avoir une voiture, avoir les cheveux courts, boire de l’alcool et fumer pour être cool, avoir un portable, porter des marques, avoir une vie bien rangée comme tout le monde, ne pas être excentrique.

    « Il ne faut pas oublier que les sciences, sont enseignés dans des universités occidentales, avec des concepts occidentaux, et que meme si elles visent l´objectivité, elles (sciences sociales/chercheurs) risquent toujours la proximité avec leur sujet d´etude. La physique est sur ce point plus rationnel, une mollecule c´est une mollecule. Une tribu, elle, peut etre disséqué par differentes subjectivités, comprises et ressentis sous divers angles, analysé aussi par toute une tradition culturelle propre au siecle, au croyances… Je ne denigre pas pour autant cet ethnologue, que je ne connais pas, j´exprime mon point de vue clairement, afin d´eviter les malentendus. »
    Ah oui, la Science, faut pas non plus écouter tout ce qu’elle dit, faut savoir prendre du recul et avoir un esprit critique hein !
    La science explique comment fonctionne le monde, que ce soit les sciences physiques, la physique, les maths ou les sciences humaines et sociales, la psychologie, l’ethnologie.

    « Englober « psychopathes, criminels, violeurs, dégénérés, voleurs » est pour moi une bien mauvaise idée. Criminels? donc se substituant aux lois de l´état? dégenérés? A partir de quel ordre moral? Voleur? qui se réapproprie sans l´accord du marché les biens qui lui sont indispensables ou tendus comme but? Je concoit mal cette derniere interrogation extraordinairement morale, douteuse et ambiguë. »
    Par criminels j’entends les meurtriers, violeurs, ainsi que les PDGs, les patrons, les dirigeants politiques et économiques. Par dégénérés, les gens lobotomisés, idiots, névrosés, débiles, psychotiques, superficiels.Comme toi je suis contre la morale et les institutions bien sûr, je parle des vrais criminels, les vrais psycopathes.
    Pardon pour les voleurs, je me suis mal exprimé, je ne comprends pas pourquoi j’ai écrit ça.
    La civilisation nous rend tous fous. Acun humain sauvage observant notre société l’affirmerait. Quel être humain sain d’esprit aimerait échanger sa putain de vie et sa putain de liberté pour du fric, le quel mangerait de la viande empoisonnée sans se révolter, lequel accepterait l’élevage industriel et la corrida, lequel écoutearit de la musique Dance, regarderait la télé, jouerait aux jeux vidéo ? lequel ne ferait aps attention aux SDFs ? quel adulte forcerait son enfant à des études et une profession que ce dernier ne veut pas ?
    Quel dirigeant responsable et sain d’sprit empoisonnerait ses sujets, polluerait la planète, pratiquerait le génocide, les guerres mondiales, l’eclavage, l’extermination des peuples primitifs ?
    L’humain est en effet naturellement bon et intelligent, c’est la civilisation qui le rend mauvais et idiot.

  37. paradoxe ambulant says:

    « la naturalisation des concepts, à mon sens, est un des danger reel du pseudo intellectualisme sans argument. »

    Tout dans ce texte ne t´est pas forcément déstiné. L´intellectualisme sans arguments dont je parle est, entre autre, un élement centrale de la philosophie sous fasciste de l´époque. Le pourquoi d´exemple types « meres porteuses », « darwinisme social »… Exercé une prudence n´est pas infligé une critique. je cherche a depasser les arguments de formes, cet amalgame de cliché et d´évidences portés par une société stéréotypées. De mon coté, je m´appuie sur beaucoup de vécu, donc de subjectivité et d´enseignements bouche à oreille, via l´auto stop, les rencontres, les milieux autonomes, la rue, l´activisme… trés sceptique, surement trop, vis a vis des modeles de rationnalisation integrale, de démystification complete du vivant…A en savoir trop sur le monde, il a finit par nous echapper. Rien ne me permet de l´affirmer, aucune etude, aucun sondage, aucun idole de pensée, aucun ajectif en -iste, l´analyse d´un paumé de plus, qui ne voit dans ce monde milles fois traduit, milles fois compris, étudiés, disséqué, aucune avancée reelle, aucun épanouissement de l´être, et qui doute serieusement de toutes ces réponses-verités, de leur interet et finalité.

    « Exactement, c’est dans notre nature »

    Je combats donc la nature des choses. Je ne veux pas naturaliser les horreurs du monde, je ne veux m´entendre dire un jour « l´homme est un prédateur, comme le systeme capitaliste, elle est la societe qui lui convient le mieux », je ne veux pas m´entendre dire « la femme est l´inferieur de l´homme, c´est sa constitution physique même qui l´atteste », je ne veux pas m´entendre dire « Seuls les forts survivent », « l´homme est viril et courageux, la femme aimante et fragile »… j´opte donc pour la création de ma propre réalité, mon propre royaume, au dela des rigidité qui régissent corps et esprits. Au dela des concepts qui conduisent l´imaginaire, de la prétendue « nature humaine » qui empechent de penser, qui cloitre la vie dans l´illusion de l´inné, le fatalisme et qui conduisit l´espece à tant de folies. Je ne veux pas supporter la betise, peut m´importe qu´elle soit alors naturelle, si elle denigre et norme, si elle disqualifie et catégorise.

    « cependant, dans plusieurs centaines d’années voire millénaires, si la civilisation tient toujours, nous nous adapterons à la vie domestiquée, les maladdies psyhologiques dispartaîtront, notre psychologie sera celle de fourmi de la ville, et nous ne serons plus humains. »

    A mon sens, nous ne sommes déja plus humain et ce depuis deja des siecles. Nous sommes néo-humain, comme notre alimentation rationnalisé, vitaminé, coloré, sucré, aromatisé, haché, n´est plus alimentation d´origine…De la même manière notre « environnement » n´est qu´une techno nature gérée et exploitée, dont les vestiges font office de ressources, comme le sont les peuples primitifs que tu affectionnes, des outils a la solde de la bonne conscience occidentale, des ONG hypocrite, de l´eco tourisme et de ses contradictions. Un monde à la mort lente, sous perfusion, qu´on met sous cloche. Les amateurs de folklore et d´authenticité viennent y saccager les restes, eux et leur mémoire virtuelle, des souvenirs flash sur les exceptions du désastre, ses survivants.

    « Quelles sont tes preuves, où es ta démonstration anthropologique concernant ton affirmation ? »

    Veritablement aucune, « La civilisation est la résultante de la sophistication technique et de l’apparition des villages puis villes. » Sur ce point tu es certainement bien plus compétent que moi et j´admet n´avoir aucune veritable connaissance dans le domaine. J´ai exprimé cette idée via les pontes du pseudo progressisme, vanté en exemple, attali et autre prophète de la domestication généralisé:

    « Le progrès matériel favorise toutes les autres formes de progrès. »
    Eugene cloutier

    «Si la nécessité est la mère de l’invention, le mécontentement est le père du progrès.»
    David Rockefeller

    « La nature ne veut pas le bonheur. »
    Maurice Maeterlinck

    Et autres penseurs qui ont sut faconné le monde, influencer sa marche et faire de la subjectivité une doctrine en soit.

    « T’as raison, c’est comme pour tous ces connards d’animaux sauvages, heureusement qu’on les fout dans des zoos ces enfoirés, on les libère de la terrible oppression de la nature .
    Il faut m’expliquer en quoi la nature est contraignante »

    D´une part la violence de tes propos m´insulte, reste calme, nous n´échangeons que des point de vues, bien que tu y´es mis beaucoup de toi même ils ne sont pour autant qu´idées. Secondement la nature est vécu comme une contrainte lorsqu´elle n´est plus naturelle, la condition premiere de l´homme/femme civilisé(e) est hors nature, comme une tomate hors-sol, et cette situation s´accompagnent de tous ses corollaires (confort, perte de resistance…). Aujourd´hui la nature est une realite archaique, une image contemplé, on y va pour se promener, faire son footing…La pluie, le froid, reste inimaginable pour les enfants du monde machine, et même pour ceux qui cherchent à s´en defaire, elle reste très dure. Bien sur c´est une question de condition, d´habitude, le chien ne voit plus sa chaine, on est d´accord.

    « Les sociétés primitive sont TOTALEMENT égalitaires, là je te cite George Catlin »

    Il n´existe aucun schéma type de « société primitive », c´est faux, comme il n´existe aucun schéma type de « société civilisée ». Qu´il y´ait des différences entre ces deux formes, bien sur, que tu en défende les avantages, pourquoi pas. Néanmoins je ne pense pas qu´on puisse englober une tribu de type subsaharienne (definition bien vague) et une tribu d´amerique du sud (bis) sous le seul pretexte que celles ci soient adeptes du nomadisme et entretiennent un mode de vie similaire. Quel lien entre le japon du 16eme et la france du meme siecle? si ce n´est un niveau de technique « civilisée », elles n´en restent pas moins des cultures bien distinctes.

    « Whaouh, je me sens sacrément vivre quand je travaille ou je vote ou fume, j’existe maintenant que je suis autant esclave que les hommes.  »

    Tu parles comme un enfant nourris à la mediocrité televisuelle! Ne juge pas les luttes qui font de toi ce que tu es… ou bien retourne dans un couvent, avorte toi a l´aiguille a tricoter, crée des ecoles non mixte ou l´on te sermonne quotidiennement et de maniere institutionnelle que tu es destiné au mariage, à la reproduction, à fermer ta gueule devant ton homme et à te faire troncher lorsqu´il le désire, parceque c´est ton rôle sociale… Alors oui, le constat est miserable, et la lutte « ne fut pas dans sa totalité » neanmoins elles se firent dans ce monde, « DANS la civilisation » , pas dans l´imaginaire, certaines choses ont changées et c´etait necessaire, meme si, avec le recul (dont les jeunes generations se gargarisent), ce n´est pas une satisfaction.

    « J’attends toi aussi tes preuves pour affirmer que les primitifs sont très sexistes. La société actuelle n’est aps patriarcale peut-être ? les salaires sont les mêmes ? les femmes musulmanes ne sont pas soumises à leur mari ? les dirigeants ne sont pas à 99% des hommes ? Dans de nombreuses familles, c’est la femme qui fait les courses, cuisine, fait le ménage, pendant que le mari est affalé sur son canapé devant la télé. »

    j´ai deja parlé de tout ca, sans pour autant tombé dans les clichés bieres foot, donc je ne reviendrais pas sur le sujet qui me parait deja tres clair…je n´ai dit nul part que les societes primitives etaient tres sexistes, j´ai souligné qu´il existait ce probleme, nuance. Le pourquoi du : « tout n´est, ni blanc, ni noir ». J´ai l´impressions de remettre en cause un dogme, une realité totalitaire et binaire, dire que le sexysme existe aussi en tribu mérite que le couperet tombe? si tu lis de l´ethnologie tu as deja dut tombé sur le mot « phallocentrique » a moins que tu ne veuilles accepter que ce qui va dans ton sens, sinon, bonne recherche.

    « Eh bien si tu t’amuses dans ton exclusion, tant mieux pour toi, ce n’est pas le cas de tout le modne, va poser la question à un SDF. On sait jamais, il te répondra peut-être oui ! »

    Evite de parler de la rue, que tu n´as pas l´air de connaitre, et de me parler comme si j´avais trois ans d´age mental. je reste polis, je ne dis pas « tu dois vivre sur une autre planète mon gars », en défendant et de maniere paradoxale les exclus du monde entier, toi, le bon juge vertueux. Tu ne veux pas t´exclure du monde, toi? Et ca t´amuses de ne rien supporter? de vivre la hantise d´un jour supplémentaire? dans ce bruit sourd et ce non sens palpable? alors prend ton souffle et arrette de t´exciter sur ton clavier. Je ne suis pas un ennemi, pas un concurent, respecte un peu tes alliés, réfléchis.

    « La civilisation nous rend tous fous. Acun humain sauvage observant notre société l’affirmerait. Quel être humain sain d’esprit aimerait échanger sa putain de vie et sa putain de liberté pour du fric, le quel mangerait de la viande empoisonnée sans se révolter, lequel accepterait l’élevage industriel et la corrida, lequel écoutearit de la musique Dance, regarderait la télé, jouerait aux jeux vidéo ? lequel ne ferait aps attention aux SDFs ? quel adulte forcerait son enfant à des études et une profession que ce dernier ne veut pas ?
    Quel dirigeant responsable et sain d’sprit empoisonnerait ses sujets, polluerait la planète, pratiquerait le génocide, les guerres mondiales, l’eclavage, l’extermination des peuples primitifs ? »

    trés bonne conclusion, j´aime la rage du propos.

    « L’humain est en effet naturellement bon et intelligent, c’est la civilisation qui le rend mauvais et idiot. »

    Si tel est le cas, comment cet humain bon et intelligent a put crée cette civilisation mauvaise idiote? Fatalité evolutionniste? erreur de parcours? Experimentation gourmande? arrogance sans bornes? desir de domination?

    Il faudra soigner notre interieur si nous voulons guerir le monde.

    ps: je ne reviens que sur les points qui me semblent indispensables. à l´avenir tente d´éviter les comportements « civilisés », orgueilleux et puéril, sans quoi je vais vite en avoir plein le cul et couper court.

  38. Kekat says:

    Quels sont tes idéaux ?

    « les peuples primitifs que tu affectionnes »
    Je ne les « affectionne pas pour rien, je m’appuie sur la psychologie, l’ethnologie, l’anthropologie, la nutrition, l’archéologie, la sociologie. Et toi, sur quelles sciences t’appuies-tu pour appuyer tes idéaux ?

    « de la prétendue « nature humaine » qui empechent de penser, qui cloitre la vie dans l´illusion de l´inné, le fatalisme et qui conduisit l´espece à tant de folies. »
    La nature humaine n’est pas prétendue mais prouvée, tout comme la nature de tous les animaux qui est la vie sauvage et non pas la vie domestiquée, en cage, en zoo. Et justement, elle ne conduit précisément pas à la folie, c’est se soustraire à cette nature qui conduit à la folie.
    Je parle de NATURE PSYCHOLOGIQUE. Si n’importe quel animal ne se conforme pas à son fonctionnement psychologique par son mode de vie, il souffrira à coup sûr et developpera des maladies mentales, qui n’existent pas les primitifs, tout comme la dépression. Les lois psychologiques existent au même titre que les lois physiques, tu ne peux pas les outrepasser à moins de devenir fou. Mais si tu te complais dans la souffrance continue ! Justement le capitalisme n’est pas adapté à la psychologie humaine, il n’est pas naturel.

    « la femme est l´inferieur de l´homme, c´est sa constitution physique même qui l´atteste »
    La femmes est l’égale de l’homme sur l’ensemble, chaque sexe a ses spécialités, c’est une erreur de vouloir faire la femme l’égale de l’homme sur chaque point.

    « l´homme est viril et courageux, la femme aimante et fragile »
    Quand a t on dit que les femmes n’étaient pas courageuses ? que les hommes n’étaient pas fragiles et sensibles? que les hommes n’étaient pas aimants ?
    Même chose, il s’agit encore une fois de nature psychologique. Les hommes sont souvent plus courageux que les femmes car c’est lui qui s’expose le plus au danger en chassant et en faisant la guerre, cela s’est fait progressivement. Les femmes sont plus sensibles, sociables, communicatives, car ce sont elles qui sociabilisent leur enfant. Cela se s’observe partout, ce sont elles qui font des métiers tournées dans la communication (hôtesses de caisse), dans les métiers où il s’agit de s’occuper des gens la médecine, la pharmacie, la biologie ; les arts, les lettres, la musique, dans les sections littéraires au lycée. Par contre elles sont minoritaires dans les métiers d’ingénieur, de techniciens, l’industrie, etc…

    « A mon sens, nous ne sommes déja plus humain et ce depuis deja des siecles. Nous sommes néo-humain, comme notre alimentation rationnalisé, vitaminé, coloré, sucré, aromatisé, haché, n´est plus alimentation d´origine…De la même manière notre « environnement » n´est qu´une techno nature gérée et exploitée, dont les vestiges font office de ressources, comme le sont les peuples primitifs que tu affectionnes, des outils a la solde de la bonne conscience occidentale, des ONG hypocrite, de l´eco tourisme et de ses contradictions. Un monde à la mort lente, sous perfusion, qu´on met sous cloche. Les amateurs de folklore et d´authenticité viennent y saccager les restes, eux et leur mémoire virtuelle, des souvenirs flash sur les exceptions du désastre, ses survivants. »
    Merci encore pour ce passage, il est excellent, je suis complètement d’accord.
    Je parle d’humanité psychologique. Les domestiqués qui ne souffrent d’aucune manière, ne dépriment jamais et ne sont atteints d’aucune pathologie mentale ne sont plus humains. Tant que la folie existera dans les villes, il y existera de l’humanité.
    Il y a une autre humanité, celle de la personnalité, le fait d’être gentil, ouvert d’esprit, intelligent, connaître la valeur des choses, avoir de l’esprit critique, les gens ainsi même malades mentaux sont humains.
    L’alimentation ne change rien à ça, même si les domestiqués mangeaient complètement sainement, bio, en permaculture, localement, des plantes sauvages, tout ce que tu veux, ils en resteraient complètement cinglés et inhumains.
    Mais les vrais humains sont effectivement les sauvages, sains d’esprit.

    « Il n´existe aucun schéma type de « société primitive », c´est faux, comme il n´existe aucun schéma type de « société civilisée ». Qu´il y´ait des différences entre ces deux formes, bien sur, que tu en défende les avantages, pourquoi pas. Néanmoins je ne pense pas qu´on puisse englober une tribu de type subsaharienne (definition bien vague) et une tribu d´amerique du sud (bis) sous le seul pretexte que celles ci soient adeptes du nomadisme et entretiennent un mode de vie similaire. Quel lien entre le japon du 16eme et la france du meme siecle? si ce n´est un niveau de technique « civilisée », elles n´en restent pas moins des cultures bien distinctes. « 

    Bien sûr que si, le fonctionnement de base de toutes les civilisations est strictement le même :
    -villes
    -spécialisation du travail
    -hiérarchie, classes
    -organisation étatique
    -police, armées
    -travaux publics monumentaux
    -commerce à longue distance
    -écriture, arts très développés
    -connaissances scientifiques avancées
    Le fonctionnement de base des sociétés primitives est le même aussi, les seules différences consistent dans les coutumes uniques à chaque peuple. Exemple, dans TOUTES, le chef y est le plus sage et expérimenté, mais avant tout le plus généreux, altruiste et productif de la tribu. Marshall Sahlins l’a prouvé économiquement, je viens de lire la même chose aujourd’hui dans Wayanga Amazonie en Sursis d’Emilie Barrucand, une ethnologue.

    « Tu parles comme un enfant nourris à la mediocrité televisuelle! Ne juge pas les luttes qui font de toi ce que tu es… ou bien retourne dans un couvent, avorte toi a l´aiguille a tricoter, crée des ecoles non mixte ou l´on te sermonne quotidiennement et de maniere institutionnelle que tu es destiné au mariage, à la reproduction, à fermer ta gueule devant ton homme et à te faire troncher lorsqu´il le désire, parceque c´est ton rôle sociale… Alors oui, le constat est miserable, et la lutte « ne fut pas dans sa totalité » neanmoins elles se firent dans ce monde, « DANS la civilisation » , pas dans l´imaginaire, certaines choses ont changées et c´etait necessaire, meme si, avec le recul (dont les jeunes generations se gargarisent), ce n´est pas une satisfaction. »
    Je n’ai jamais dit le contraire, seulement constaté que les sociétés primitive ssont beaucoup moins sexistes que les sociétés dites « civilisées », même actuelles. Elles sont aussi complètement égalitaires. Malheureusement, la grande majorité des SDFs n’ont pas eu la chance d’obtenir une maison et un travail, des amis, etc… n’ont pas fait l’objet d’une lutte égalitaire de la même ampleur que la lutte féministe.

    « Evite de parler de la rue, que tu n´as pas l´air de connaitre, et de me parler comme si j´avais trois ans d´age mental. je reste polis, je ne dis pas « tu dois vivre sur une autre planète mon gars », en défendant et de maniere paradoxale les exclus du monde entier, toi, le bon juge vertueux. Tu ne veux pas t´exclure du monde, toi? Et ca t´amuses de ne rien supporter? de vivre la hantise d´un jour supplémentaire? dans ce bruit sourd et ce non sens palpable? alors prend ton souffle et arrette de t´exciter sur ton clavier. Je ne suis pas un ennemi, pas un concurent, respecte un peu tes alliés, réfléchis. »
    Je ne connais pas la vie dans la rue, mais je sais qu’elle est horrible, ce qui fait que 31% des SDFs sont schizophrènes. Non m’isoler complètement ne m’intéresse pas, je préfère vivre en tribu et m’isoler de CE monde, de toute cette souffrance. Devenir SDF ne m’intéresse pas.

    Si tel est le cas, comment cet humain bon et intelligent a put crée cette civilisation mauvaise idiote? Fatalité evolutionniste? erreur de parcours? Experimentation gourmande? arrogance sans bornes? desir de domination?
    La création de la civilisation a été très progressive. Elle est l’oeuvre de la sophistication technique. D’abord avec l’agriculture qui a mené certaines tribus à se transformer en villes, de plus en plus grosses et développées, telles des pieuvres, des cancers qui se propagent. Leurs habitants devenus fous exterminent ou embrigadent les humains sauvages qui empêche leur dévellopement et la continuation du progrès technique.

  39. paradoxe ambulant says:

    « Quels sont tes idéaux ? »

    je n´en ai a proprement parler aucun. Je n´ai pas de visions « idéales » de la société, d´utopies en somme. Les subjectivités entre elles, tressent des ponts ou des remparts. Dépend des vérités figés, des automatismes de la pensée, dépend des efforts entrepris par les individualités-cages. Je me suffit de ça, des vivants et vivantes, de leur manque d´assurance, de leurs doutes et sourires. Bien entendu, je m´efforce de nuire au bon fonctionnement du techno scientisme auréolé, de la mascarade electorale, du monde marchand…L´ideal n´a pas d´alternative, la dictature des minorités ne me seduit pas, je reste libre, les semelles legeres et la certitude souple, j´ecoute ou essais.

    « les peuples primitifs que tu affectionnes »

    Ce n´est pas une injure, pas un jugement. J´ai déja exprimé mon point de vue sur les sciences : »trés sceptique, surement trop, vis a vis des modeles de rationnalisation integrale, de démystification complete du vivant…A en savoir trop sur le monde, il a finit par nous echapper(…) ce monde milles fois traduit, milles fois compris, étudiés, disséqué, sans aucune avancée reelle, aucun épanouissement de l´être. je doute, serieusement, de toutes ces réponses-verités, de leur interet et finalité. »

    Chaque nouvelles techniques, chaque nouvelles vérités, chaque nouvelles matières s´accompagnent de son lot de sécurité, d´hygienisme, de controle, de contre expertise, de cloison conceptuelle, de bureaucratie et de domination. Les sociologues au service du pouvoir, la génetique au service des gestionnaires du troupeau humain…Les recherches sur le conformisme, sur la mémorisation, sur les processus de comprehension, les recherches sur le sentiment amoureux, les recherches sur les genes de l´homosexualité, les preuves irrefutables de la compassion maternelle…Des milliers d´études au service de la société eugeniste, differencialiste, techno scientiste et marchande. La science comme science de l´asservissement, indépassable, inégalable, indéniable, la verité vraie du monde atomique, fragmenté en expertise, en cabinet, en consultation psychotropique, en évaluation de risque. Célebration de la progression permanente, même inutile et dangereuse.

    Je trouve paradoxale de défendre la simplicité d´un mode de vie par la complexité theorique d´une civilisation qui a toujours chercher a tout regenter, par la violence ou par croyance. Je trouve paradoxale de defendre, voire meme de comprendre, un monde via un des instrument de sa propre destruction. La comprehension du grand tout comme fin en soit, comme perception unique, comme abstraction absolue, le desir de comprehension pour hantise. Le motif même de la civilisation, ne plus se satisfaire de l´intuitif, du spontané, déchiffrer, comprendre, déffricher, apprendre. Le besoin d´analyse vide de sens pour regret, pour thérapie, les codes molléculaires d´une pathologie bétonnée, équivalentes aux circonférences de la référence argumentative de l´expression direct de la discipline donnée. Le singe encravaté résoud les raison de son tourment existenciel, gratte le sommet de son crane et s´écrit: « j´ai compris ». Et les autres s´en foutent. Mais ces autres, dans l´improductivité même de leur suffisance n´ont pas lieu d´exister, le pouvoir s´en délaisse, le pouvoir les moque: « obscurantistes ! ».

    Bras dessus, bras dessous, les techno-primates s´étreignent dans l´éloge d´eux même, dans l´auto satisfaction crasse, l´avalanche de rapports, de méthodes, de sens et de raisons pour ultime condition, la performance intellectuelle, la competition de l´erudition apparente pourront enfin nourrir les peuples, la religion se rationnalisent.

    « La nature humaine n’est pas prétendue mais prouvée »

    AMEN.

    « Mais si tu te complais dans la souffrance continue ! »

    Parfois je doute de savoir à qui tu t´adresses, à moi? ou au personnage que tu a créé pour identifier ma virtualité?

    « Justement le capitalisme n’est pas adapté à la psychologie humaine, il n’est pas naturel. »

    Question de point de vue, qui se defend, au degré d´une subjectivité qui argumente, mais comme tout point de vue, il se lie à son contraire, rapport de force intrinseque à tout pensée.

    Michel Houellebecq établit que le capitalisme est le système économique et social le plus naturel, donc le pire.

    C´est bien le danger de la naturalisation. Le désaccord fondamentale entre les « vérités » individuelles, et les prises de pouvoir sur lesquelles elles résultent.

    « la femme est l´inferieur de l´homme, c´est sa constitution physique même qui l´atteste »

    « l´homme est viril et courageux, la femme aimante et fragile »

    Les guillemets, souvent ouvertement sexystes et racialistes, sont l´expression de clichés populaires, neo colonialiste ou machisto-scientifique, ils n´expriment en rien des idées qui me sont proches, bien au contraire, elle défendent mes positions par contradictions /par raisonnements imbéciles.

    « Les domestiqués qui ne souffrent d’aucune manière, ne dépriment jamais et ne sont atteints d’aucune pathologie mentale ne sont plus humains.  »

    C´est un constat trés intéressant, l´inadaptation pour force, la folie comme essence.

    « Bien sûr que si, le fonctionnement de base de toutes les civilisations est strictement le même(…)Le fonctionnement de base des sociétés primitives est le même aussi, les seules différences consistent dans les coutumes uniques à chaque peuple. »

    C´est justement sur ces coutumes que j´aimerais m´attarder, pas sur les notions systemiques globales et réductrices, mais sur les spécificités qui font d´une tribu ce qu´elle est, son rapport authentique aux choses, aux genres, à la répartition des tâches, de la nourriture…Dont il n´ existe aucun schéma type, bien heureusement.

    « Non m’isoler complètement ne m’intéresse pas, je préfère vivre en tribu et m’isoler de CE monde, de toute cette souffrance. Devenir SDF ne m’intéresse pas. »

    S´isoler completement? En ce moment nous vivons à 5 dans une petite maison en bretagne, des personnes de passage, amis d´amis…De quel type de tribu parles tu? J´ai vécu en communauté, en collectif, en squat, en bande, urbanisme ou bucolique, les chasseurs cueilleurs deviennent voleurs trouveurs, squatteurs casseurs, nous récoltons le surplus de nos congénères, les bennes des grandes surfaces surproductives, nos buissons orduriers. Les linéaires des supermarchés sont les forêts du siecle, épié par les systeme de surveillances électroniques, par les vigils en civils, la rapidité et la stratégie de la chasse nous conduisent à d´autres terminaisons. C´est tout. La jungle est défigurée, mais l´instinct toujours là, les besoins primaires à assouvir. Rien de plus. Le sauvage vit toujours, seul la peur peut l´endeuiller.

  40. Kekat says:

    T’es un caverneux, mais j’aimerais bien avoir ta finesse littéraire.

    « Quels sont tes idéaux ? »
    J’exprime ma question autrement : la critique pure sans proposition est inutile. Que proposes-tu ? quel est ton idéal de vie ? tes rêves ? tes désirs ? que souhaites-tu faire profondément de ta vie ? si actuellement tu souffres, c’est que tu n’as pas encore trouvé ta voie.
     » J´ai déja exprimé mon point de vue sur les sciences »
    Les sciences expliquent comment FONCTIONNE le monde. Tout ce qu’elles affirment est DEMONTRE, JUSTIFIE, VERIFIABLE. C’est complètement l’inverse des croyances, des dogmes, des vraisemblances. Elles sont responsables de la révolution techno-industrielle et du monde actuel, mais nous ont sorti de la misère féodale et de regarder en arrière, de comprendre, vers les peuples primitifs, grâce à la botanique, l’anthropologie, l’ethnologie, la psychologie.

    « La nature humaine n’est pas prétendue mais prouvée »
    AMEN.

    Si tu préfères : la nature animale est prouvée. Cela s’appelle de la SCIENCE, de la PSYCHOLOGIE, c’est DEMONTRE, que tu le reconnaisse ou non, que cela vienne de laboratoires techno-bureaucrato-scientistes ou non, de scientifiques aliénés, domestiqués et déshumanisés qui participent au développement de la société techno-capitaliste. Il ne s’agit pas d’une croyance, ou d’opinion.
    C’est quoi la nature du gorille, la jungle ou le zoo ? la nature de l’homme, la ville ou la nature ? la nature de l’homme c’est de souffrir, d’être fou ou d’être heureux et sain ? Réponds à ces questions stp.
    Tu sautes d’une hauteur de 20m, tu te brises le corps parce que tu as défié les lois de la résistance de tes os et de ton organisme ; même chose, tu vas à l’encontre du mode de vie auquel tu es psychologiquement adapté ou tes envies, tu souffriras parce que tu défies les lois psychologiques.
    il est prouvé que sauter d’une hauteur de 20m provoque de très graves blessures voire la mort, AMEN je t’encourage à essayer quand même, tu en ressortiras peut-être complètement indemne, il ne faut pas croire complètement non plus les lois de la nature !
    De même que l’accélération de ta vitesse de chute et ta vitesse finale seront toujours les mêmes, mais après tout, c’est de la physique des mouvements, de la science, faut s’en méfier hein, je suis sûr qu’il y a des exceptions à tout cela !
    Oh mon dieu t’es un putain de caverneux et tu regardes le monde à travers les ombres projetés sur le mur de ton putain de trou. Connais -tu l’allégorie de la caverne ? je te conseille de te renseigner là-dessus.

    « Michel Houellebecq établit que le capitalisme est le système économique et social le plus naturel, donc le pire. »
    Il n’y a pas de degré de naturalité. Ca l’est ou ça ne l’est pas. Le seul système économique et sociale, se rapprochant le plus de la nature, c’est à dire de la nature psychologique humaine, est la tribu primitive.
    Le capitalisme est lui aussi le fruit du progrès technique… il est par essence aliénant, dénaturant.Le capitalisme est intrinsèque à la civilisation, à la domestication, à l’exploitation et l’esclavage. Le capital et la technologie sont intimement liés, l’un ne va pas sans l’autre. La folie des villes conduit forcément au désir de possessions, de richesses et d’exploitation, d’expansion. Elles engendrent une telle concentration de population, qu’elles sont besoin d’importer, de pomper des ressources de l’extérieur, donc d’exploiter de plus en plus de terres. L’arrêt de la croissance économique, la récession engendrant chomage, crises économiques, financières, etc…

    « Parfois je doute de savoir à qui tu t´adresses, à moi? ou au personnage que tu a créé pour identifier ma virtualité? »
    Je m’adresse à toi, dont la seule vision que j’ai pour le moment vient de tes écrits.

    « S´isoler completement? En ce moment nous vivons à 5 dans une petite maison en bretagne, des personnes de passage, amis d´amis… »
    5 ça reste peu je suis désolé, comparé à une tribu composé au minimum de plusieurs dizaines de personnes jusqu’à plusieurs centaines.
    Vis-tu avec tes parents, tes frères et soeurs biologiques ? tu ne souffres jamais du souvenir de toutes les personnes que tu as rencontrés dans ta vie ?
    Tu vis dans et grâce à un système global de plusieurs milliards d’habitants, ils n’ont pas tous le mode de vie que toi, pas le même souffrance et la mégamachine ne marcherait pas sinon, et les vrais exclus sont très nombreux.

    « De quel type de tribu parles tu?  »
    Bah ché pas, c’est quoi le sujet du débat ?

    « J´ai vécu en communauté, en collectif, en squat, en bande, urbanisme ou bucolique, les chasseurs cueilleurs deviennent voleurs trouveurs, squatteurs casseurs, nous récoltons le surplus de nos congénères, les bennes des grandes surfaces surproductives, nos buissons orduriers. Les linéaires des supermarchés sont les forêts du siecle, épié par les systeme de surveillances électroniques, par les vigils en civils, la rapidité et la stratégie de la chasse nous conduisent à d´autres terminaisons. C´est tout. La jungle est défigurée, mais l´instinct toujours là, les besoins primaires à assouvir. Rien de plus. Le sauvage vit toujours, seul la peur peut l´endeuiller. »
    Ca reste quand même de la semi-domestication, je fais exactement la même chose avec ma tribu, et ça ne m’intéresse pas de vivre comme ça toute ma vie. Je veux être sauvage, naturel.

    « C´est justement sur ces coutumes que j´aimerais m´attarder, pas sur les notions systemiques globales et réductrices, mais sur les spécificités qui font d´une tribu ce qu´elle est, son rapport authentique aux choses, aux genres, à la répartition des tâches, de la nourriture…Dont il n´ existe aucun schéma type, bien heureusement. »

    Bien sûr que si, il existe une organisation type issue de la nature, les différences sont les spécificités de chacune comme tu dis, elles sont culturelles. La psychologie humaine est universelle et conditionne la société. Je te conseille le film BABIES, qui le montre. Tout comme pour n’importe quel autre animal qui se serait propagé sur toute la planète et se serait adapté à tous les milieux.
    La répartition des tâches est la même pour toutes les tribus. Les spécialisations entre sexes sont les mêmes car issues de la nature humaine universelle.

  41. paradoxe ambulant says:

    « Que proposes-tu ? »

    Je n´ai pas l´arrogance de la proposition, la vanité m´a séduite puis eccoeuré. J´ai cru pensais, lorsque le centre de mon systeme solaire disait nombril, détenir les solutions universelles aux mysteres du grand partage. Naïvement, j´estimais encore que ce qui était bon pour moi devait l´être inévitablement pour les autres. Moi, l´orgueilleux impénétrable.

    « quel est ton idéal de vie ? »

    Je vis du mouvement, via des perspectives mouvantes. L´ideal est sédentaire, paralysé, innnerte, mourant…je joue de l´instabilité, jouis des variations. Me méfis des promesses d´eternité, des discours prophétiques, de nos plongeons crédules. Et puis…La brasse de la désillusion, quand les larmes viennent flouter les regards sur les ruines, voila ce qu´elles nous laissent, ces révérences absurdes, l´immersion dans l´espoir pour une noyade tranquille. Un échec sur les lèvres, pour un dernier sourire.

     » que souhaites-tu faire profondément de ta vie ? »

    Certains voudraient la comprendre, d´autres l´apprivoiser.
    J´aimerais la vivre, au moins ça.

    « si actuellement tu souffres, c’est que tu n’as pas encore trouvé ta voie. »

    Je ne porte pas en moi une souffrance particulière. Classe moyenne de la peine. Rien de transcendant.

    « il est prouvé que sauter d’une hauteur de 20m provoque de très graves blessures voire la mort, AMEN je t’encourage à essayer quand même, tu en ressortiras peut-être complètement indemne, il ne faut pas croire complètement non plus les lois de la nature ! »

    Lorsque les flammes viennent lécher ton visage, tu connais la brulure:

    combustible + chaleur + dioxygène = feu

    Lorsque le morcelé communie, que les souffles s´harmonisent, lorsque le ventre s´arrondit, tu comprends que l´amour concrétise:

    spermatozoides + ovocyte = fécondation

    L´orsque l´equilibre est perdu, la pierre déchire la peau, le sang rougit tes paumes, tu ressens la douleur:

    gravité + (S2-);(Cl-);(F-)*;(O2-);(CO3)2-;(BO3)3-;(SO4)2-;(CrO4)2-;(OH) + Globules rouges/ globules blancs/plaquettes/plasma = stimulus nociceptif

    « Les hommes d’aujourd’hui recherchent les connaissances, pas la sagesse. Les connaissances concernent le passé, la sagesse l’avenir. »
    proverbe amérindien

    « De même que l’accélération de ta vitesse de chute et ta vitesse finale seront toujours les mêmes, mais après tout, c’est de la physique des mouvements, de la science, faut s’en méfier hein, je suis sûr qu’il y a des exceptions à tout cela ! »

    « Tout est si simple et vous vous compliquez tout, vous ne comprenez rien, et c’est bien dommage pour vous. »
    Mathew King  » Sioux  » Oglala

    Les caverneux apprennent sans définir, et n´en ressentent guère le besoin.

    « Le capitalisme est lui aussi le fruit du progrès technique… il est par essence aliénant, dénaturant. »

    En citant houellebecq, je n´ai pas cité un idole, plutot un contradicteur, ce n´est donc pas moi qu´il faut s´enteter à convaincre, je ne celebre pas la messe economique par tradition. C´est l´avis de « l´autre », cet autre hors confrontation, qu´on minore, ignore et oublie.

    « 5 ça reste peu je suis désolé, comparé à une tribu composé au minimum de plusieurs dizaines de personnes jusqu’à plusieurs centaines »

    Quelle importance, je ne chiffre pas les élans solidaires comme on chiffre les bovidés.
    J´ai vécu par dizaines, aussi, par lot, « je vous fait un paquet? »

    « Vis-tu avec tes parents, tes frères et soeurs biologiques ? »

    Euh, SDF?

    « tu ne souffres jamais du souvenir de toutes les personnes que tu as rencontrés dans ta vie ? »

    Euh, nostalgie?

    « La répartition des tâches est la même pour toutes les tribus. Les spécialisations entre sexes sont les mêmes car issues de la nature humaine universelle. »

    systeme matriciste/ societe patriarcale
    phallocentrisme/gynocentrisme

    ???

  42. Kekat says:

    « « Les hommes d’aujourd’hui recherchent les connaissances, pas la sagesse. Les connaissances concernent le passé, la sagesse l’avenir. »
    proverbe amérindien

    « Tout est si simple et vous vous compliquez tout, vous ne comprenez rien, et c’est bien dommage pour vous. »
    Mathew King » Sioux » Oglala
    Les caverneux apprennent sans définir, et n´en ressentent guère le besoin. »

    Ces proverbes signifient l’absurdité de la civilisation, sa complexité, la volonté des civilisés à tout compliquer pour vivre, à vouloir progresser techniquement et scientifiquement dans l’illusion de mieux vivre, alors que la vie sauvage est beaucoup plus simple et heureuse.
    Néanmoins, la science reste la science, qu’elle soit compliquée ou pas, elle explique comment fonctionne le monde. Elle n’est pas forcément au service du système industriel, elle se retourne contre lui, en témoigne la psychologie, l’ethnologie, l ‘anthropologie, la nutrition, la sociologie qui montrent que la civilisation c’est de la grosse merde.

    « « Vis-tu avec tes parents, tes frères et soeurs biologiques ? »
    Euh, SDF? »

    Cela s’appelle une question rhétorique, je connais déjà la réponse, elle a pour but de te faire réfléchir. Donc souffres-tu de ne pas vivre avec aux ? a ton avis, souffrent-ils de ne pas vivre avec toi ? Considères-tu cette souffrance comme naturelle ? tu ne trouves pas atroce le fait d’être obligé de quitter sa famille biologique dans la civilisation ?
    Je te rappelle que tu vis sur le dos du système que tu dénonces, et tu ne proposes pas d’autre système. C’est tellement facile de critiquer.

    « systeme matriciste/ societe patriarcale
    phallocentrisme/gynocentrisme »

    Cet échange me casse réellement les couilles. Premièrement le sexisme n’est pas le seul aspect d’une société et d’un mode de vie. Ensuite, la civilisation est beaucoup plus patriarcale que les tribus. Et si les tribus ne sont pas complètement égalitaires sexuellement, elles le sont socialement, il n’y a ni pauvre, exploité, SDF, esclave, ni riche, patron, chef autoritaire, élite sociale.
    Une société où les chef sont uniquement d’un seul sexe ne veut pas dire que l’autre sexe est exploité ou réduit en esclavage.
    Je recite :
    Marshall Sahlins, anthropologue et économiste (MERDE DE LA SCIENCE), a étudié des tribus sur tous les continents et a établi que les chefs y sont les plus productifs, altruistes et généreux, pour s’attirer la gloire il faut servir les autres. Tous les ethnologues font aussi ce constat ,exemple de Emilie Barrucand dans son livre Wayanga Amazonie en Sursis.

    Adieu.

  43. paradoxe ambulant says:

    « Ils pensaient encore qu´on ne domestiquait que leurs corps, pensaient garder l´esprit alerte, ne se surprenaient plus, pire pouvaient se satisfaire, des longues chaînes de raisons qui éttouffaient leur être. »
    un idole, acclamé par l´expertise de la pensée.

    Les deux murs s´affrontèrent, raidis par leur foi, retranchés dans leur volonté de n´entendre qu´eux même. Condescendante rivalité. Qui préservera ses propres lacunes?

    Les deux subjectivités s´engagent, le combat est débat.

    Les commentaires de l´antroplogue précisent:

    « L´incertitude crée instinctivement une instabilité vécue comme une humiliation. Les deux individus se doivent de conserver leurs positions initiales, les solidifier par honte, dégorger leurs craintes comme ils évacuent l´autre. »

    Ne s´agit il plus que de cela? Défendre un honneur pour subtiliser la victoire? Abbatre l´adversaire, cet inconnu qui pense, escaladant les mots, le triomphe imminent. Ecraser pour s´élever. Paradoxe premier. Deux sourds monologues, ils appellaient ça « échange ».

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